Aller au contenu principal

La Belgique face au radicalisme

Soumis par andredubus le

Madame, Monsieur,

Les derniers attentats à Bruxelles, qui nous ont directement touchés, sont au-delà de l'imaginable. IlImage retirée.s s'inscrivent dans une stratégie de déstabilisation de notre civilisation par ce pseudo « État Islamique » qui prend directement pour cible la population.

Face à cette violence aveugle, les questions se multiplient sur les nouvelles formes de terrorisme et cette montée du radicalisme qui s'ancrent dans nos sociétés : qu'est-ce qui anime certains de nos jeunes à partir en Syrie ou en Irak, ces pays en guerre qu'ils ne connaissent pas ? Comment aborder ce phénomène qui les amène à tuer à l'aveugle ? Comment se fait-il que la Belgique soit le pays qui voit le plus de jeunes se radicaliser ? Quels sont leurs parcours de vie et leurs motivations ?

Au lendemain des attentats de Paris, il y a donc plus d'un an, le Centre d'études du cdH (le Cepess, www.cepess.be), a mis sur pied un groupe de travail chargé d'apporter des réponses à ces questions. Nous avons donc rencontré des sociologues, géopoliticiens, islamologues, hauts responsables européens de la lutte contre le terrorisme, psychiatres, policiers, magistrats anti-terroristes, responsables de l'enseignement, acteurs de terrain et de la prévention, familles de jeunes partis en Syrie pour qu'ils nous livrent leur point de vue, le résultat de leurs travaux ou leur vécu.

Le résultat de ce groupe de travail a pris la forme d'un rapport dont l'ONU a pris connaissance et qui nous a valu de rencontrer trois de ses délégués. C'était en octobre dernier.

Vous avez accès à ce rapport en cliquant sur ce lien.

Depuis lors la barbarie s'est amplifiée, tant à Paris qu'à Bruxelles, ce qui rend plus urgent la nécessité de comprendre les mécanismes de radicalisation et d'agir pour prévenir de nouvelles actions. Raison pour laquelle le Cepess a décidé de publier ce rapport sous forme d'ouvrage aux éditions Presses Universitaires de Louvain. Il est intitulé « La Belgique face au radicalisme, comprendre et agir ». Vous pouvez le commander sur le site pul.uclouvain.be.

Hier soir, Martin Schultz, Président du Parlement européen, s'est exprimé à la tribune du parlement bruxellois. Lors de son brillant exposé sur les multiples enjeux de cette Europe fortement ébranlée, il a cité cette phrase de Burcke, philosophe anglais : Pour la victoire du mal, il suffit qu'on ne fasse rien.

La Belgique face au radicalisme :
comprendre et agir

André du Bus
Député bruxellois
Membre du groupe de pilotage « Lutte contre le radicalisme »