Question au Collège communal d'Etterbeek
Le caractère dramatique des attentats de Bruxelles nous amène à déployer une panoplie de stratégies différentes en matière de sécurité et de prévention.
Parmi celles-ci nous ne pouvons ignorer le rôle qu'assument tous les acteurs en contact direct avec la population. Parmi ces acteurs, certains dépendent directement du politique, comme par exemple les gardiens de la paix, d'autres indirectement en assurant des missions dans le cadre associatif, je pense ici aux acteurs tels que des éducateurs de rue impliqués dans des projets de cohésion sociale.
Nous apprenons que l'ERAP, l'Ecole Régionale d'Administration Publique, vient de mettre sur pied un programme de sensibilisation des Gardiens de la paix aux radicalismes violents. Dans ses motivations, l'ERAP estime que les Gardiens de la paix, « en tant que maillon initial de la chaîne de prévention, occupent, au cœur de la cité, une fonction de contact avec la population. Ils constituent une présence visible rassurante pour les citoyens, tissant le lien social dans les quartiers ».
La première phase de ce module de sensibilisation est actuellement disponible et gratuite. Elle répond aux objectifs de conscientisation aux phénomènes de radicalisme, d'articulation de la prévention du radicalisme violent aux missions des GdlP, de valorisation des GdlP comme véhicules des valeurs fondamentales de l'État belge, et de prévention du radicalisme violent.
La phase pilote de la formation, découpée en 5 étapes, s'étale entre mars et juin de cette année, de telle sorte à rendre accessible les modules à tous les agents de première ligne dans le courant du dernier trimestre 2016.
Par ailleurs, la formation certificative de Gardien de la Paix a récemment fait l'objet d'une réforme du programme. Jusqu'à présent, seule la participation au module de formation avait valeur certificative, à partir d'aujourd'hui l'agent devra réussir un examen dont l'organisation et le contrôle sont confiés à un jury dépendant de l'ERAP.
En regard de cette initiative de sensibilisation qui répond à des besoins réels, mes questions sont les suivantes :
- La commune d'Etterbeek a-t-elle été impliquée dans l'élaboration de ce programme de sensibilisation ?
- La commune d'Etterbeek participe-t-elle à la phase pilote ?
- La commune d'Etterbeek proposera-t-elle à ses gardiens de la paix ce module de sensibilisation ? Si oui, combien de personnes cela concerne-t-il, et, le cas échéant, le module sera-t-il proposé à d'autres acteurs, tels que les éducateurs de rue ou des acteurs du milieu de la cohésion sociale ?
- Enfin, de façon plus générale, à combien s'élève le nombre de Gardiens de la Paix à Etterbeek, ce nombre est-il en croissance ? Prévoyez-vous de l'augmenter ?
Je vous remercie pour vos réponses.
André du Bus