Question à Rachid Madrane, ministre de l'Aide à la jeunesse, des Maisons de justice, des Sports et de la Promotion de Bruxelles, chargé de la tutelle sur la COCOF
M. André du Bus. – Il y a quelques jours, nous avons appris par Sud Presse que la fameuse ligne verte «radicalisme», qui a été mise sur pied au moins de juin de l’année passée, a connu un succès – à évaluer – de cinquante appels sur une année. Ce chiffre n’est pas fort élevé.
À la lecture de cet article, j’ai appris que les appelants sont catégorisés en fonction de leur positionnement par rapport au radicalisme: la famille proche, les professionnels (enseignants, responsables de maison de jeunes, animateurs, etc.), l’entourage en dehors de la famille et des personnes qui ne sont pas confrontées directement au phénomène de radicalisation, mais se posent des questions sur ce phénomène.
Ce service a pour objectif de fournir des conseils et de l’aide juridique.
La lecture de cet article m’inspire plusieurs questions.
Peut-on en savoir un peu plus sur le contenu et l’objet des demandes en tant que telles? La ligne verte «radicalisme» répond-elle toujours à ces demandes et aux besoins exprimés?
Avez-vous vu une évolution du nombre d’appels? Le chiffre de cinquante appels sur onze mois signifie-il qu’il y a eu dix appels les six premiers mois et quarante appels les six derniers mois, avec une recrudescence liée aux événements de Paris et Bruxelles?
Une évaluation du dispositif est-elle prévue?
[...]
M. André du Bus. – J’émets davantage de réserve que vous sur l’interprétation à donner à ce nombre réduit d’appels. J’ai la faiblesse de croire que les questions de radicalisme actuelles touchent davantage de personnes qu’il y a un an ou deux. Le fait de n’enregistrer que cinquante appels et de constater que ce chiffre n’augmente pas, ne permet pas pour autant d’en tirer des conclusions réjouissantes. Il est vrai qu’il existe d’autres sources d’information. Cela permet peut-être de nuancer le constat.