Discussion avec M. Rachid Madrane, ministre de l’Aide à la jeunesse, des Maisons de justice et de la Promotion de Bruxelles
Avant-hier, le 8 juin, nous prenions connaissance d’un communiqué de presse de l’Inter-Fédérations de l’Aide à la jeunesse. Ce communiqué soulignait deux problèmes: les retards de paiement et la concertation avec le secteur.
À propos des retards de paiement, il s’avère que plusieurs services agréés n’auraient pas encore reçu les montants prévus dans le plan de renforcement pour les années 2013 et 2014, ainsi que les avances de 2015. En outre des projets qui ne sont pas encore agréés, mais devraient recevoir une subvention facultative, ne l’ont pas non plus reçue. Cette situation met les services agréés en difficulté.
Quant à la concertation, l’Inter-Fédérations vous rappelle qu’il existe une différence majeure entre les avis qui sont donnés par le Conseil communautaire de l’aide à la jeunesse (CCAJ) et la concertation avec le secteur sur des réformes importantes concernant la protection de la jeunesse et la simplification des services agréés. Or ces réformes nécessitent une véritable concertation de sorte que l’ensemble du secteur soit non seulement impliqué dans leur préparation, mais aussi dans leur mise en œuvre. Les principes de négociation, de concertation, de dialogue sont essentiels pour ce secteur qui travaille à valoriser chez les jeunes le dialogue et la concertation. Il est donc de l’intérêt de tous de recourir systématiquement à la concertation, qui ne se limite pas à l’élaboration formelle d’un avis.
Monsieur le Ministre, quels sont les services touchés par ces retards de paiement et pour quel montant? Quelle sera la place de l’Inter-Fédérations dans les réformes que vous projetez et comment entendez-vous respecter le principe de la concertation?
M. Rachid Madrane, Ministre. - (en attente)
M. André du Bus. – J’espère que votre réponse sera de nature à rassurer les services agréés puisque vous annoncez qu’une série de liquidations est en cours.
Pour la concertation, je ne vais polémiquer. Personnellement, j’estime qu’il serait de bon ton d’adopter une attitude quelque peu différente et de retisser des liens de confiance avec une partie d’un secteur qui vit assez mal votre approche de la concertation.
Il est un proverbe qui s’applique très bien aux jeunes et qui dit: «si vous ne le faites pas avec eux, vous le faites contre eux». Aujourd’hui, il faut reprendre langue avec l’Inter-Fédération, retisser une relation de confiance, car les réformes que vous envisagez sont importantes et nous souhaitons que toutes les parties soient traitées équitablement.