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Bientôt à court d’interprètes en langue des signes ?

Soumis par andredubus le

Cliquer ici pour lire le texte de mon intervention et la réponse du Ministre

Communiqué de presse

Préoccupé par la probable future pénurie d’interprètes en langues des signes, le député André du Bus a interrogé ce mercredi soir en Commission le ministre de l’Enseignement supérieur.

Le député humaniste se félicite de la mise en œuvre d’un nouveau master en interprétation en langues de signes, co-organisé entre plusieurs établissements. Il a toutefois tenu à avertir Jean-Claude Marcourt d’une inquiétude majeure dans la cadre de la création de cette formation.

En effet, la formation délivrera ses premiers diplômes en juin 2019. A ce moment-là, une dizaine d'interprètes prendrait la relève de la vingtaine d'interprètes en service actuellement, mais d'ici-là, la plupart de ces derniers seront arrivés à l'âge de la pension.

Autrement dit, en 2019, nous recommencerions à zéro mais avec cette fois-ci l'assurance d'avoir une dizaine d'interprètes supplémentaires par an.

Or, pour que les personnes sourdes arrivent à un niveau d'accessibilité suffisant en Fédération de Wallonie-Bruxelles, il faudrait arriver, suivant l'estimation faite par le Président de la Ligue Francophone des Sourds de Belgique, à un nombre de 500 interprètes.

Il nous faudra donc une cinquantaine d'années pour arriver à ce chiffre !

André du Bus a dès lors demandé à Jean-Claude Marcourt qu’il réfléchisse à une forme de certification à octroyer à celles et ceux qui, connaissant la langue des signes mais ne disposant pas de diplôme spécifique, pourraient permettre de combler la pénurie de personnes diplômées en langue des signes.

La défense des intérêts des personnes sourdes et malentendantes lui tenant particulièrement à cœur, André du Bus espère que le ministre Jean-Claude Marcourt donnera une suite favorable à ce dossier.