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Binge drinking : un problème qui n'arrête pas de croître

Soumis par andredubus le
Discussion avec Madame Cécile Jodogne, Ministre en charge de la politique de la santé

En janvier, nous faisions le point sur les initiatives prises par la Cocof en matière de lutte contre la consommation excessive d'alcool. Ce sujet revient à la une de l'actualité par la publication du dernier rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui pointe la pratique du binge drinking comme un véritable problème de santé publique qui n'arrête pas de croître.

Il est d'ailleurs curieux de constater que la manière de traiter les conclusions de ce rapport diffère selon les sensibilités communautaires. Ainsi, le journal Métro du 13 mai titrait dans sa version francophone "Inquiétant Binge Drinking", tandis que sa version néerlandophone titrait "Belg drinkt minder alcohol", les deux affirmations étant en soi justes et non incompatibles.

Les constats dressés sur le binge drinking ne nous apprennent rien de neuf, car l'on peut estimer que les données collectées en Région bruxelloise pour rédiger ledit rapport sont antérieures aux initiatives prises par la Cocof pour enrayer ce fléau. Je pense, par exemple, au programme développé par Modus Vivendi auprès des étudiants. Je ne reviendrai donc pas sur ces éléments.

Par contre, lors de notre dernière discussion au parlement à ce sujet, le 16 janvier, vous vous étiez engagée à remettre sur la table de la prochaine conférence interministérielle (CIM) de la santé publique la nécessité de s'accorder sur un plan national de lutte contre l'alcool car, et je reprends vos propos, "l'ampleur du problème et la multiplicité des compétences en jeu exigent une concertation avec tous les acteurs impliqués".

Je souhaite savoir si vous avez eu l'occasion de relayer cette préoccupation auprès de vos collègues.

Qu'en est-il de la Cellule politique francophone santé-assuétudes, chargée de coordonner les politiques au sein du monde francophone ?

À l'époque, vous aviez répondu que le coordinateur de ce dispositif travaillait dans votre cabinet et que la cellule elle-même n'était pas opérationnelle. Un remplacement de la personne assurant la coordination de ladite cellule est-il prévu ?

Mme la présidente.- La parole est à Mme Jodogne.

Mme Cécile Jodogne, ministre.- En ce qui concerne la conférence interministérielle Santé, j'ai en effet écrit un courrier à la ministre Maggie De Block et au directeur général du Service public fédéral (SPF) Santé publique pour que ce point soit mis à l'ordre du jour de la prochaine réunion, le 29 juin.

Mon cabinet a également demandé que ce point soit intégré aux travaux de la Cellule politique santé drogues fédérale, qui s'est réunie deux fois, et de la Cellule politique générale drogues, qui se réunira pour la première fois le 30 juin.

Par rapport à la Cellule politique francophone santé-assuétudes, je vous ai exposé, lors d'une précédente interpellation, les questionnements qui doivent être abordés avec le cabinet du ministre Prévot quant à ses missions.

Par ailleurs, d'un point de vue purement administratif, le personnel de la Fédération Wallonie-Bruxelles n'a pas encore été transféré vers les différentes entités d'accueil mais ce transfert doit se faire selon une procédure bien définie dans les mois qui viennent, en fonction du protocole qui a été signé.

Étant donné que le coordinateur était intégré au cadre du personnel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il ne serait pas opportun de se livrer à une procédure de recrutement dans le contexte de transition actuel. Cela ne dépend d'ailleurs pas formellement de la Commission communautaire française (Cocof) tant que le transfert n'est pas effectif.

Je rappelle également qu'en ce qui concerne les contacts avec le cabinet de M. Prévot, ils sont en cours. Nos chefs de cabinet se sont rencontrés et un rendez-vous avec le ministre est prévu dans les semaines qui viennent.

Mme la présidente.- La parole est à M. du Bus de Warnaffe.

M. André du Bus.- Je me réjouis de voir que la conférence ministérielle de la santé va se réunir à la fin du mois de juin et que vous avez demandé la mise à l'ordre du jour de ce point-là. Cela ne signifie pas pour autant qu'il sera effectivement à l'ordre du jour. En tous cas, vous avez des armes pour vous défendre. Pour le reste, nous attendons le transfert.