C'est un premier pas. Décisif. Ce sont de franches félicitations que j'adresse à la Ministre fédérale des Affaires sociales et de la Santé. Pour la première fois les personnes connaissant un « Double Diagnotic » (handicap mental + pathologie mentale) et traversant des périodes de crise aiguës pourront bénéficier d'une offre hospitalière adaptée à leurs besoins.
Avec une enveloppe de 4,14 millions d'euros, les hôpitaux pourront engager du personnel spécialisé pour assurer l'encadrement thérapeutique nécessaire.
[caption id="attachment_11244" align="alignright" width="109"] Dans La Libre Belgique du 2 novembre 2015[/caption]
Le texte fait référence à l'accord de majorité fédéral qui spécifiait qu' « En collaboration avec les entités fédérées concernées, l'offre en soins de santé mentale pour les enfants, les jeunes et les patients avec double diagnostic sera adaptée aux besoins ».
Cet accord de majorité faisait suite à une résolution votée à l'unanimité au Sénat en mars 2014, juste avant les élections fédérales, engageant ainsi tous les partis à prendre en considération les besoins spécifiques de ces personnes en situation de handicap.
Reste maintenant à traduire cet engagement de manière opérationnelle et, surtout, à aboutir à la création d'une unité hospitalière DD dans la Région de Bruxelles Capitale (qui n'est pas une province!). Mais cela fera certainement l'objet de négociations entre le fédéral et les entités fédérées. Tout comme l'obtention d'une lettre K (norme d'encadrement hospitalier).
Pour toutes les personnes, les familles qui se battent depuis des années pour obtenir une reconnaissance des besoins très spécifiques de leurs proches connaissant des troubles importants du comportement lors des épisodes de crise, cette première enveloppe budgétaire représente un réel espoir de mieux-être.
André du Bus