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Comité de concertation du 23 décembre

Soumis par andredubus le
Question d'actualité à M. Rudy Demotte, ministre-président

M. André du Bus. – Fin décembre, vous publiiez un communiqué faisant le bilan d’une année particulière, marquée par le radicalisme et les mesures que votre gouvernement fut le premier à prendre. En effet, le 21 janvier 2015, vous annonciez une série de mesures importantes relatives à la prévention et au renforcement de la cohésion sociale afin de lutter contre le radicalisme. Un an plus tard, vous tiriez également les conclusions de la plateforme interfédérale de lutte contre le radicalisme en relayant une série de questions. La première relative au mode de fonctionnement de la plateforme pointe le problème de l’identification des priorités. La deuxième question porte sur le partage d’informations entre les entités fédérées: quelles sont les procédures d’information en vigueur et les mesures à prendre lorsqu’une personne est touchée par le radicalisme? La troisième vise une implication plus adéquate des entités fédérées au sein de cette plateforme interfédérale de lutte contre le radicalisme. À titre d’exemple, l’application et le suivi du bracelet électronique relève de la Fédération Wallonie-Bruxelles et cela pose question. Enfin, vous vous demandiez si une partie de la manne des 400 millions pouvait être dévolue aux compétences de la Fédération. Concrètement, qu’en est-il de cette plateforme de concertation fédérale? Une partie des 400 millions pourra-t-elle bien être réservée à la Fédération? Peut-on espérer plus de clarté quant au rôle des entités fédérées? Que pensez-vous de l’efficacité de cette plateforme?

M. Rudy Demotte, ministre-président. – Ces questions ont été abordées à ma demande, à l’issue du comité de concertation. J’avais en effet demandé, deux mois auparavant, l’examen de la plateforme fédérale par les ministres-présidents et le premier ministre. Nous avons tous le sentiment que nous pouvons mieux faire. Cette plateforme n’est pas utilisée de façon optimale. Le référencement de l’information n’est pas systématique. Les outils comme les numéros verts ne sont pas mis en œuvre de façon intégrée. Nous n’observons pas l’effet multiplicateur des politiques financées par les différents niveaux de pouvoir. Nous ne voulons pas quémander un budget fédéral pour mettre en œuvre nos politiques. Nous souhaitons croiser les politiques afin que l’affectation de ces 400 millions d’euros soit plus efficiente, comme dans l’exemple pénitentiaire. Travailler en amont de la répression a du sens, surtout dans certains départements gérés par l’Intérieur. Le premier ministre a pris acte et a synthétisé les demandes des ministres-présidents, notamment relatives au bracelet électronique et à la protection de la vie privée. Il n’a pas encore donné de réponse. Je ne dispose donc d’aucune conclusion à ce jour.

M. André du Bus. – Vos réponses sont éclairantes. Le constat relatif au caractère efficient de la plateforme semble partagé. Nous partageons de grandes attentes et la volonté d’améliorer ce projet. Nous aimerions vous entendre dans quelques mois sur l’évolution positive de cette plateforme.