Demande d’explications de Mr André du Bus à Madame Laurette Onkelinx, Vice-Première Ministre et Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, relative aux contrôles sur les prescriptions de facteurs de coagulation en Belgique
cialis 20mgstyle="text-align: right;">RÉPONSE de la MINISTRE
Madame la Ministre,
Récemment, l’Association de l’Hémophilie ( AHVH ) a attiré mon attention sur le fait que certaines mutuelles, après sollicitation de la Sécurité sociale, ont écrit aux médecins prescripteurs des facteurs de coagulation pour leur demander un meilleur contrôle de l’utilisation des produits anti-hémophiliques.
L’Association de l’Hémophilie est parfaitement consciente qu'il faille, en ces temps de restriction budgétaire, assurer un suivi correct de l'utilisation des médicaments dans notre pays, tenant compte également que les facteurs de coagulation sont parmi les trois médicaments les plus coûteux sur le marché belge.
Actuellement, chaque patient notifie soigneusement ses injections de facteurs de coagulation (date, motif, numéro de lot) à un système d’enregistrement mis en place par les Centres de traitement. Il existe également, et depuis longtemps, un carnet de bord à cet effet.
Les notifications de traitement, qui sont importantes du point de vue médical pour assurer un suivi thérapeutique responsable, pourraient-elles s'avérer capitales à l’avenir pour légitimer les prescriptions ? C’est un sentiment que l’on ressent puisqu’on laisse indirectement planer des doutes quant à l'utilisation rationnelle des facteurs de coagulation en Belgique.
Selon l’Association de l’Hémophilie :
1) les consommations de facteurs de coagulation en Belgique s'inscrivent dans les moyennes des pays industrialisés;
2) le traitement préventif des patients hémophiles sévères empêche l'apparition de saignements destructeurs de l'appareil locomoteur et constitue donc à moyen terme la meilleure économie de santé ;
3) les prix des facteurs de coagulation sont élevés en Belgique: ils sont même parmi les plus élevés d'Europe. Ce fait résulte d'accords négociés entre les firmes pharmaceutiques et le Gouvernement.
4) Les consommations de facteurs de coagulation sont déjà depuis longtemps contrôlées en Belgique par des systèmes de carnet de bord mis en place par les médecins, les patients et l'Association. Pour des motifs de suivi médical élémentaire et pour des raisons évidentes de pharmacovigilance, les patients hémophiles gardent en effet toujours la trace de leurs injections.
Très récemment encore, l'Association de l'Hémophilie vous a elle-même proposé de procéder à une évaluation générale du traitement de l'hémophilie en Belgique (prix des facteurs de coagulation; création de centres agréés; registre de l'hémophilie; carte électronique pour la traçabilité des traitements ‘be-Coag’), tout en regrettant que le projet lancé en 2007 de créer des centres agréés en hémophilie ne se traduise toujours pas sur le terrain alors qu'il serait nécessaire d’apporter des solutions structurelles aux soins de santé pour les patients hémophiles en Belgique.
Madame la Ministre,
En janvier 2012, lors d’une demande d’explications, vous avez souligné, en conclusion de mes questions, que « le contexte autour de la prise en charge des patients hémophiles est en pleine évolution ».
Aussi, puis-je vous demander :
1) de faire le point sur ce dossier, et plus particulièrement de nous informer sur les acquis récemment enregistrés et les étapes à venir visant à l’amélioration des traitements et de la prise en charge de l’hémophilie dans notre Pays.
2) de nous informer sur l’évolution du budget des facteurs de coagulation et sur les aspects du traitement sur lesquels vous comptez exercer des mesures de contrôle et d’économies.
Je vous remercie.