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Convention relative aux droits des personnes handicapées et au Protocole facultatif

Soumis par andredubus le

Intervention à l’occasion du vote du projet de décret portant assentiment à la Convention relative aux droits des personnes handicapées et au Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droit des personnes handicapées, adoptés à New York le 13 décembre 2006

Madame la Ministre,
Chers Collègues,

Même si notre touche parlementaire est particulièrement réduite dans l’adoption de ce projet de décret, la simple adoption de cette Convention représente une étape importante dans l’élaboration d’une société plus juste, plus équitable, offrant à chaque être humain un cadre de développement personnel digne de ce nom ; A cet égard la place que nous réservons à la personne handicapée dans notre société représente un baromètre impitoyable quant à la crédibilité de nos ambitions politique.

Il nous faut souligner ici un des éléments fondateurs de cette Convention relative aux droits des personnes handicapées, celui qui s’attaque aux principes discriminateurs les plus difficiles à combattre: les représentations mentales, les préjugés. D’emblée la Convention a pour objectif de modifier le paradigme dans lequel nous évoluons, paradigme qui trop souvent réduit le regard que porte la population à une dimension biomédicale et protectionniste. Pour beaucoup, la personne handicapée reste un enjeu médical et un sujet de protection. Le texte ci-avant fait de la personne handicapée un sujet autonome, impliqué et participant pleinement à la vibuy cialis online no prescriptione de la société.

Je ne répéterai jamais assez que le premier déterminant du bien-être, fixé par la Charte d’Ottawa en 88, reste pour chaque individu le degré d’implication dans les processus de décision qui le concernent.

Cette Convention, en exigeant des Etats qu’ils garantissent un libre accès et facile à l’éducation, l’emploi, la participation à la vie politique et aux soins de santé, fait vivre à sa manière le premier déterminant du bien-être fixé par la Charte d’Ottawa.

Bien sûr on peut regretter que le texte ne fixe pas des objectifs opérationnels, ne développe pas des indicateurs de référence pour améliorer les résultats et évaluer les progrès en la matière. On peut regretter également que le groupe de suivi ne soit pas encore mis en place. Il ne tient qu’à nous d’y être attentifs. On peut estimer que la Convention fait un peu trop l’impasse sur une série des réalités telles que l’intégration scolaire. Mais ces constats nous renvoient à nos propres responsabilités, à nos propres engagements politiques, à nos multiples débats ici en séance et aux choix qui sont les nôtres dans nos politiques régionales, communautaires, communales et fédérales.

C’est donc sans réserve aucune que le cdH votera l’assentiment de cette Convention qui représente une étape supplémentaire dans l’idéal démocratique qui est le nôtre, qui est celui de tous les démocrates ici présents.

Je vous remercie,

André du Bus
Le 9 janvier 09 zp8497586rq