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Création d’une IPPJ à Bruxelles

Soumis par andredubus le
Discussion avec Monsieur Rachid Madrane, ministre de l’Aide à la jeunesse, des Maisons de justice et de la Promotion de Bruxelles

Monsieur le ministre, vous enchaînez: commission, budget, débat sur les familles d’accueil et les maisons de justice, à la suite de quoi vous avez droit à une double page dans La Libre Belgique. Les fibres du journaliste remontent à la surface.

Petit scoop dans cette interview à La Libre Belgique: la création d’un centre à Bruxelles. On ne sait pas exactement s’il s’agit-il d’un centre fermé ou d’une IPPJ. Quoi qu’il en soit, le constat est connu: 50 % des jeunes placés en IPPJ viennent de Bruxelles, où l’on constate une carence d’infrastructures d’accueil, avec les énormes problèmes de déplacement qui en découlent pour les familles, comme vous le précisiez vous-même dans cet article de presse.

Ce centre compterait en tout cas 40 places, une section réservée aux filles et une partie «centre fermé». La création de ce centre serait le résultat d’un groupe de travail qui aurait été mis sur pied au sein du gouvernement.

Pourriez-vous nous en dire plus sur la qualification de ce centre? Dans quel délai sera-t-il opérationnel? Et surtout, pourriez-vous apporter des précisions quant à l’engagement pris à plusieurs reprises en commission, selon lequel le nombre de places en IPPJ n’augmenterait en aucun cas? J’imagine donc qu’il ne s’agit pas d’une IPPJ, car si c’était le cas, il faudrait fermer des places dans d’autres IPPJ.

M. Rachid Madrane, ministre de l’Aide à la jeunesse, des Maisons de justice et de la Promotion de Bruxelles. – Nous avons déjà beaucoup parlé de ce projet en commission. Ce n’est pas une information exclusive, la journaliste a simplement repris les propos des membres de la commission de l’Aide à la jeunesse sur une situation qu’ils connaissent.

Le projet est en cours d’élaboration. L’objectif est de tenter d’apporter une réponse aux jeunes Bruxellois placés en IPPJ parfois très loin de leur domicile, ce qui rend le travail de réinsertion avec les familles extrêmement difficile. Nous cherchons à construire un projet souple et novateur ouvert sur l’environnement – l’école, les organismes d’aide à la jeunesse présents dans les quartiers et les quartiers eux-mêmes. Cette initiative devra être bien encadrée, car les jeunes visés ont commis des faits qualifiés infractions.

Ce projet devra s’intégrer dans la nouvelle architecture des IPPJ actuellement en réflexion dans mon cabinet et dans mon administration. Ce sera une institution publique d’un genre nouveau qui devra s’intégrer dans un continuum institutionnel. Elle ressemblera à un centre d’accueil spécialisé (CAS) et n’aura pas pour vocation de se substituer aux IPPJ existantes. J’ai évoqué le nombre de places que je souhaite idéalement, mais ce débat me semble prématuré.

Nous cherchons un lieu à Bruxelles. La meilleure solution me semble être un bâtiment inutilisé appartenant à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous avons des contacts avec une série de ministres et avec l’administration de l’Infrastructure.

J’espère avancer rapidement. C’est une nécessité pour ces jeunes placés avec qui il est actuellement difficile de travailler à la réinsertion. Ce projet aidera à leur retour en famille pour éviter la récidive.

M. André du Bus. – Merci pour votre réponse, Monsieur le Ministre. Vous nous apprenez qu’il s’agira d’une structure d’un genre nouveau, mais qui s’apparentera à un centre d’accueil spécialisé (CAS). Nous examinerons avec beaucoup d’intérêt le fruit de la créativité dont vous ferez preuve pendant ces deux mois de vacances lorsque nous nous retrouverons en septembre autour de ce nouveau CAS.