Madame la Présidente,
Monsieur le Ministre,
Chers Collègues,
Le cdH salue les efforts consentis pour maintenir largement à flot l’ensemble des actions en matière de santé. Bien évidemment, à l’instar de tous ici présents, nous regrettons le manque de moyens pour, par exemple ouvrir une nouvelle Maison Médicale ou encore pour répondre au manque de personnel dans de nombreuses associations.
Au-delà des aspects strictement financiers et budgétaires, nous serons particulièrement attentifs à l’enjeu majeur de cette année 2010, à savoir la mise en œuvre du décret ambulatoire. Nous savons qu’un effort particulier est opéré pour constituer, au sein de l’administration, un service d’accompagnement digne de ce nom pour répondre aux besoins des associations qui le demandent. Cette cellule devra compter, à terme, trois personnes. Ce qui ne sera rien de trop pour réussir ce pari à multifacettes que constitue le décret ambulatoire. Nous suivrons avec beaucoup d’attention le travail qui est mené avec et au sein des différentes fédérations à propos de la programmation.
Je le répète, pour l’avoir dit à plusieurs reprises en commission ou en plénière lors de la précédente législature, les enjeux de la programmation tout comme ceux de l’évaluation qualitative sont directement liés à une amélioration du sens du travail pour tous les acteurs : le personnel des différents secteurs comme les bénéficiaires.
Par ailleurs nous soulignons le lancement des deux projets pilotes liés, l’un au Centre de Santé Globale, l’autre à la prise en considération de l’urgence sociale et/ou de santé dans le secteur ambulatoire. Ces deux initiatives répondent bien à une demande de société visant à développer les approches transversales et intégrées.
Je souhaite enfin dire un mot à propos des soins palliatifs et de la toxicomanie.
A l’égard de soins palliatifs d’abord, l’augmentation des subventions, si modeste soit-elle est une reconnaissance des besoins du secteur. Les soins palliatifs évoluent, le concept également : dans les années ‘90, les soins palliatifs signifiaient des soins actifs pour les des malades qui ne répondaient plus aux traitements curatifs. Actuellement, il s’agit plutôt d’améliorer la qualité de vie, de soulager la douleur, d’aider la famille, et si possible on peut y ajouter des aspects spirituels et psychologiques nécessaire pour le confort moral Revive Her Drivedans ces circonstances. L’offre de service se trouvera demain améliorée dans le chef de trois services qui verront leur équipe gonfler de un équivalent temps plein chacun.
A propos de la toxicomanie, nous devons nous réjouir des augmentations, même légères des subventions aux services actifs en matière de toxicomanie.
De fait, la toxicomanie et la polytoxicomanie sont devenues des sujets préoccupants dans notre Région mais aussi dans toute l’Europe. Le dernier rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (novembre 2009) rappelle à quel point les drogues sont une menace sérieuse pour la santé et aussi pour la sécurité. Celle des consommateurs d’abord et ensuite celle de la collectivité. Cette préoccupation prend de plus en plus de place dans nos politiques de santé. De même, le problème de drogue est en permanence évolution, ce qui exige nos politiques à diversifier les systèmes d’informations, à identifier les nouvelles tendances, à suivre, analyser et échanger avec les autres pays de l’Union.
En mai de cette année, les experts et décideurs politiques se sont réunis à Lisbonne pour commémorer les 15 années d’observation du phénomène de la drogue en Europe. M. Aníbal Cavaco Silva, Président de la République portugaise, y a déclaré: «La toxicomanie est une maladie que nous devons, en tant que telle, prévenir et traiter. Comme toute maladie, elle n’a pas un caractère purement individuel: elle est le résultat de la rencontre malheureuse de dispositions et de vulnérabilités, sur fond de disponibilité et d’opportunité. Elle est le produit de personnes, de temps et de lieux. Pour cette raison, la lutte contre la drogue est un bon exemple de la nécessité d’unir nos forces pour agir simultanément sur des fronts dispersés».
Voilà pourquoi, dans le cadre du traitement mais surtout de prévention, nous devons encourager une approche holistique. La fourniture des données requises dans le cadre de l’observatoire européen des drogues et des toxicomanies doit aller dans ce sens là. Nous encourageons le Collège à privilégier une approche plutôt globale que parcellaire. Et, dans le cadre de la Cellule drogue et toxicomanies, nous insistons pour que le Ministre de la santé, via la conférence interministérielle, fasse avancer le projet d’harmonisation des systèmes de saisies des données.
Je vous remercie pour votre attention,
André du Bus
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