Les jeudi 3 mai et vendredi 4 mai 2012, Dominique Tilmans et l'Association "La Paix passe par les femmes" nous invitaient au colloque "Défis et enjeux au Caucase du Sud: quel rôle pour les femmes?"
© Guy Goossens - Fotograaf Photographe | Communicatiedienst - Service de la Communication ggo@senate.be
Discours de Mme Tilmans au deuxième jour de colloque:
Madame la Présidente du Sénat,
Madame et Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs les oratrices et orateurs, Chers Collègues Parlementaires, Mesdames et Messieurs les journalistes, Mesdames et Messieurs,
Nous voilà déjà à notre 2ème et dernier jour du colloque « Défis & enjeux au Caucase du Sud. Quel rôle pour les femmes ? »
Si hier, l’accent a été mis sur les défis et les enjeux au Caucase du Sud, région voisine aux portes de l’Europe ; la journée d’aujourd’hui est consacrée aux femmes, à leur participation à la sphère des prises de décisions, ainsi qu’au rôle moteur qu’elles pourraient, qu’elles devraient jouer dans le cadre de la prévention, de la réconciliation et par là, à la complémentarité des hommes et des femmes dans la résolution des conflits.
Je tiens à remercier tout particulièrement Sabine de BETHUNE, Sénatrice et Présidente du Sénat, qui a encouragé et facilité la tenue de ce colloque et nous a si amicalement reçu hier dans les salons du Sénat et la remercier pour sa présence aujourd’hui parmi nous .
Toute ma gratitude va également au responsable du CICR, Monsieur APRAXINE que je présenterai lors de sa prise de parole, ainsi qu’à nos oratrices : Damira SARTBAEVA, Rima ARAKELYAN, Tenzile RUSTAMKHANLI, Julia KHARASHVILI, Natalia MARTIROSYAN, Arzu ABDULLAEVA et Konul HUSEYNOVA que Damira SARTBAEVA (Directrice régionale d’UNWomen pour l’Europe et l’Asie centrale) présentera lors de leur prise de parole puisque c’est elle qui modèrera nos débats ;
Notre objectif d’aujourd’hui est bien d’utiliser stratégiquement la capitale de l’Europe : Bruxelles, haut lieu de la presse internationale et du Sénat belge pour faire entendre la voix des femmes qui se battent pour la Paix au Caucase du Sud et leur assurer une large visibilité pour être dans leur pays respectif, des messagères de Paix.
Je sais que vos espoirs à toutes est grand quant aux résultats de ce colloque, j’espère qu’il répondra à votre attente. Et j’espère que nous pourrons ensemble, à l’issue de cette matinée rédiger ce que j’appellerai « la Déclaration de Bruxelles ».
Je veux être brève et laisser un maximum de temps à l’orateur et aux oratrices, mais je voudrais insister sur un élément qui me semble fondamental de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. On le sait, elle a notamment pour objectif d’accroître la participation, la représentation des femmes à tous les niveaux de prise de décision en matière de prévention, de gestion et de résolution des conflits. En effet, il s’agit là d’une résolution sans précédant pour les femmes, la sécurité et la paix. C’est un formidable outil, mais ce n’est qu’un outil !
Avouons-le, en 11 ans, la Résolution 1325 aura surtout permis de faire avancer les mentalités, mais la réalité reste décevante puisque entre 2002 et 2008, seulement 2,5 % des signataires et 7,5 % des négociateurs de Paix étaient des femmes !
Soyons convaincus que cet outil donnera toute sa puissance et sa force si les femmes et les hommes de bonne volonté s’unissent, s’organisent, se coordonnent pour devenir ensemble un véritable levier pour la Paix.