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Drève de Lorraine : 600.000€ en frais d'études. Utiles ou hallucinogènes ?

Soumis par andredubus le

En commission Infrastructures ce mercredi 15 mai, le député André du Bus (cdH) a interpellé la ministre Grouwels à propos de la situation des hêtres pourpres de la Drève de Lorraine. Dès 2001, la situation phytosanitaire des arbres avait alerté les autorités qui devaient prendre les mesures nécessaires.
3 conventions d'études ont été signées, de 2002 à 2012, dont la dernière est venue à échéance en mars 2013, pour un montant total de 505.000€ pour « la qualification et la quantification des hêtre de la drève de Lorraine ». Des expertises complémentaires ont fait l'objet d'un marché de 100.000€. Soit un total de 605.000€ !

Or, dans sa réponse, la ministre souligne que depuis 2001 de nombreux abattages ont dû être réalisés pour raisons sécuritaires : en 2012, il restait 525 arbres sur les 750 que comptait la drève en 2001.

Entre temps, la Commission Royale de Monuments et Sites a imposé à l'administration de replanter des hêtres pourpres. Respectable décision. Qui n'a nécessité aucune étude.

Bruxelles Environnement, gestionnaire de la forêt a demandé que les hêtres soient d'origine « Soigne ». Logique. Pas besoin d'étude non plus.

Alors 600.000€, pour quoi ? Pour justifier la décision de l'abattage de 225 arbres ? Cela ne rentre-t-il pas dans les missions des gestionnaires de la Forêt de Soigne (Bruxelles Environnement)?

Beaucoup de champignons poussent sous les hêtres pourpres, ne s'agit-il pas ici de champignons hallucinogènes ?

André du Bus a demandé que soient transmises les différentes études commanditées depuis 2002.

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