Aller au contenu principal

Enquête sur la santé des Belges

Soumis par andredubus le

Question à la ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances

M. André du Bus de Warnaffe (cdH). – Le Crioc a récemment réalisé un baromètre des tendances de 2011 dans lequel la santé figure largement en tête des sujets de préoccupation des Belges interrogés. L’enquête nommée « Check up » a sondé 1 250 de nos citoyens. Ses résultats viennent d’être communiqués en termes d’attitudes et d’habitudes en matière de santé et de bien-être, mais également en termes de motivations en regard de la consommation et de la perception de l’information axée sur la santé. Différents points ont été analysés par les personnes interrogées comme l’hygiène de vie, les consommations de tabac et d’alcool, les activités physiques, ou les régimes.
Il ressort de cette enquête que le Belge est soucieux de son poids, qu’il pratique régulièrement des régimes, qu’il prend des médicaments de régime et qu’il consomme des produits allégés. Une personne sur cinq se dit régulièrement déprimée et une sur quatre victime de stress. La plupart des personnes estiment ne pas trouver suffisamment d’information pour les aider à ce sujet.

Un tiers des citoyens affirme faire de la prévention en matière de santé (bilan médical approfondi, vaccination, dépistages organisés…). Pour les infections banales, les Belges sont de grands consommateurs de médicaments, mais 4 % de ceux-ci sont achetés sur internet. Près de la moitié des Belges consomment des vitamines ainsi que des compléments alimentaires.

Bien qu’un Belge sur deux soit en surpoids, il semble qu’ils soient conscients des bons comportements alimentaires à adopter et disent les appliquer en partie. Seuls 21%de nos concitoyens sont prêts à payer davantage pour les produits « bio », contre 30 % pour des produits enrichis en vitamines, même si 40 % admettent que de telles allégations ne valent pas grand-chose.

Il ressort globalement de cette enquête que les Belges sont préoccupés par leur santé et celle de leurs proches. Ils souhaitent de plus en plus la prendre en main. C’est une excellente nouvelle puisque cela correspond aux valeurs de la promotion de la santé. Les Belges sont en outre bien conscients des bonnes attitudes à adopter pour prendre soin de leur santé et assurer leur hygiène de vie. Ils ont d’ailleurs tendance à orienter leur consommation dans ce sens. Toutefois ils éprouvent encore des difficultés à adopter des comportements réellement sains.

Madame la ministre, avez-vous eu l’occasion de prendre connaissance de cette enquête ? Comptez-vous tenir compte de certains de ses résultats dans votre politique ? Le gouvernement est-il suffisamment attentif aux préoccupations des citoyens ? Comment articuler les résultats de l’enquête avec les priorités actuelles de la promotion de la santé ? Cette enquête peut nous inciter à réfléchir à d’autres facteurs de santé et de qualité de vie que ceux contenus dans nos programmes actuels. De nouveaux moyens pourraient-ils être utilisés pour encourager l’adoption des comportements sains ?

Mme Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances. – La santé est la première préoccupation des Belges. Des étbuy cialis online without a prescriptionudes antérieures l’ont déjà montré. L’enquête, à laquelle vous faites allusion, met en évidence certaines inquiétudes importantes des citoyens. Il convient toutefois de constater que leurs comportements ne correspondent pas à leurs inquiétudes. L’on sait d’ailleurs que la connaissance ne suffit pas pour adopter un comportement sain.

Je retiens de cette enquête que les personnes interrogées souhaitent prendre leur santé en main. C’est précisément l’objectif des actions de promotion de la santé. Dans une perspective d’amélioration de la qualité de vie et du bien-être, les associations de terrain contextualisent les préceptes de bonne santé en fonction de la vie des personnes ou des groupes. Grâce au décret du 14 juillet 1997 portant organisation de la promotion de la santé en Communauté française, la Communauté coordonne ses actions en fonction l’ensemble des préoccupations de santé de ses citoyens. Ainsi, permettez-moi de rappeler que, dans ses dispositions générales, ledit décret définit la promotion de la santé comme un « processus qui vise à permettre à l’individu et à la collectivité d’agir sur les facteurs déterminants de la santé et, ce faisant, d’améliorer celle-ci, en privilégiant l’engagement de la population dans une prise en charge collective et solidaire de la vie quotidienne, alliant choix personnel et responsabilité sociale ».

Les programmes de promotion de la santé s’inscrivent dans cette approche. Les démarches globales proposées reprennent toutes les préoccupations. La question cruciale est le financement de la promotion de la santé et de la prévention.

Une extension des projets actuels ainsi que de nouvelles options stratégiques pourraient être envisagées. Toutefois, cela nécessiterait un financement supplémentaire dont la Fédération Wallonie-Bruxelles ne dispose pas pour l’instant.

Par contre, à la suite du rapport d’évaluation du dispositif de santé, réalisée par le consortium formé par les sociétés Perspective Consulting et Efficiences, je compte proposer au gouvernement les axes prioritaires d’un avant-projet de décret intégrant l’ensemble des compétences de la santé de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce texte permettra bien sûr une meilleure coordination et un meilleur pilotage des actions. Si tout va bien, vous aurez l’opportunité d’examiner ce rapport avant les vacances d’été.

M. André du Bus de Warnaffe (cdH). – Madame la ministre, je vous remercie pour cette réponse. J’estime, comme vous, que lorsqu’un gouvernement définit des axes de priorité et finance des campagnes de prévention, l’accueil par les populations est très important. Les mesures prises seront plus efficaces si elles s’adressent à un public déjà sensibilisé. On peut par ailleurs supposer que la réceptivité des populations résulte aussi des campagnes menées antérieurement.

L’évaluation réalisée par le consortium sera l’occasion d’une redéfinition. Cette enquête montre que la réceptivité de la population aux questions relatives à la promotion de la santé est plus importante qu’auparavant. Les stratégies et les actions envisagées doivent prendre en compte cette plus forte interaction de la population. Cet état de fait devra être intégré à la réflexion que nous mènerons bientôt. zp8497586rq