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Faible coordination dans la récolte des données belges sur les drogues

Soumis par andredubus le

Question orale d’André du Bus à Fadila LAANAN, Ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’égalité des chances.

Madame la Ministre,

N’ayant pas eu la possibilité de recevoir une réponse complète de votre part à la question d’actualité que je vous ai posée mercredi dernier quant à la justification du dysfonctionnement manifeste de la récolte de données belge sur les drogues, je souhaitais vous réinterroger dans l’espoir que vous puissiez, cette fois, apaiser certaines inquiétudes récurrentes dans ce domaine.

L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies a dernièrement présenté son rapport annuel. Il a notamment dressé le constat du manque de données épidémiologiques relatives à la consommation de drogues en Belgique.

L’Institut de Santé Publique est l’organe pilote pour la récolte de données, avec toutefois, des points focaux communautaires et régionaux. Il semblerait qu’une des difficultés rencontrées soit le fait que l’ISP impose une forme de récolte de données sans mettre à disposition les moyens nécessaires pour y répondre ; les Communautés et Régions devant alors payer elles-mêmes pour la récolte des données.

Il me revient que les contacts entre les plateformes régionales/communautaires et l’ISP ne sont pas toujours évidentes. Le problème réside non seulement dans le manque de moyens financiers, dans le manque d’incitants financiers, mais surtout par l’impossibilité pour les plateformes de bénéficier d’un feedback, de pouvoir établir des comparaisons avec une banque de données fédérale ; comme c’est le cas, avec succès, pour l’utilisation des banques de données du registre des cancer.

Il y a donc un vrai travail de collaboration à établir entre le niveau fédéral (ISP) et les plateformes régionales/communautaires.

Madame la Ministre, quelles démarches la FWB prend-elle en charge concrètement pour promouvoir la bonne récolte des données épidémiologique et avec quelle coordination? Et par ailleurs, pouvez-vous donc clarifier le rôle d’Eurotox dans cette coordination?

Pourquoi le recueil des données n’est-il toujours pas plus efficace et pertinent ? Dès lors, sur quelle base statistique sont créées les campagnes de prévention que vous initiez ?

Comment la conférence interministérielle en la matière va-t-elle déployer des moyens nouveaux pour mettre sur pied « un modèle de concertation efficace », comme l’a exposé votre homologue du fédéral lors de la question d’actualité que je lui ai également adressée la semaine dernière ?

Je vous remercie