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Fin du dispositif électoral sur la RTBF

Soumis par andredubus le

Le dispositif mis en place par la RTBF à l’occasion des dernières élections a marqué les esprits, notamment sur le plan de l’effort accompli pour le traitement de l’information politique du nord du pays.

Ce dispositif comprenait notamment des séquences croisées sur des thématiques particulières, comme les « Regards siamois » dans le JT, le « 12 minutes » suivi de l’émission « Acht uur » de « Ter Zake » avec traduction sous-titrée, la « rando » radiophonique en Flandre ou encore la campagne « Vu de Flandre » sur le web. La campagne électorale étant terminée, cette belle dynamique risque malheureusement de ne pas avoir de suite.
Madame la ministre, vous avez répondu dans les termes suivants à ma collègue Véronique Salvi qui vous interrogeait sur la tenue avortée du débat commun VRT-RTBF : « Des initiatives communes sont effectivement prises par les chaînes francophones, flamandes et germanophones. Pour ce qui concerne les services publics, il conviendrait sans doute de prévoir une mention en ce sens dans le contrat de gestion de la RTBF, mais toute réalisation dépendra toujours de la volonté des autres partenaires. » En 2006, l’émission « Bye Bye Belgium » fut le catalyseur d’initiatives diverses allant dans le sens d’une meilleure connaissance des autres communautés de notre pays.
Quel bilan – fréquentation, réactions éventuelles des téléspectateurs, nombre d’émissions – tirez-vous de ce souci d’information par la RTBF sur l’actualité politique des autres communautés ? Quel fut le coût de ces initiatives ? Faut-il nécessairement attendre les négociations du prochain contrat de gestion de la RTBF pour réfléchir à la pérennité de certaines initiatives ? Le cas échéant, quelle mesure du dispositif électoral favorisant une meilleure connaissance des autres communautés s’avère-t-elle la moins coûteuse pour notre chaîne publique ?

Mme Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances. – Comme vous, monsieur le député, je constate avec satisfaction que la RTBF a fait un effort tout particulier dans le traitement de l’information politique du nord du pays. La RTBF, qui est une entreprise publique autonome et qui effectue ses choix éditoriaux en toute autonomie, pour autant qu’ils respectent son contrat de gestion, me précise que cette dynamiqbuy generic viagraue ne s’est pas arrêtée après le scrutin du 13 juin, comme vous le craignez. En effet, sans attendre une éventuelle modification du contrat de gestion, les rédactions de la RTBF et de la VRT poursuivent leur travail en commun. D’autres initiatives sont à l’étude pour les prochaines semaines. Les échanges d’informations sont quotidiens. Les agences internes d’information de la RTBF et de la VRT sont automatiquement interconnectées et les images tournées par chacune des deux chaînes sont immédiatement disponibles pour l’autre, conformément à une convention signée entre elles voici dix-huit ans.
En radio, les grands titres de la VRT sont repris tous les matins pour les auditeurs de La Première et au Journal télévisé l’habitude a été prise de sous-titrer les propos tenus en néerlandais plutôt que de les doubler.
Enfin le projet d’une émission politique commune reste le voeu des deux rédactions, même s’il n’a pas pu se réaliser lors de la dernière campagne électorale. Les informations sur le coût de ces actions relèvent du secret des affaires de l’entreprise et n’ont pas à être révélées. Je peux toutefois préciser qu’elles s’inscrivent dans l’enveloppe de la direction de l’information de l’entreprise.
Pour des détails plus croustillants, je vous invite à interroger le représentant de votre groupe au conseil d’administration.

M. André du Bus de Warnaffe (cdH). – Cette dernière phrase sonne un peu comme un refrain. Je ne veux toutefois pas polémiquer. Pour le reste, je note une volonté de la RTBF de poursuivre dans la voie de la collaboration avec la VRT et peut-être de la systématisation du sous-titrage.
On a déjà pu l’apprécier depuis quelques semaines et notamment ce week-end à l’occasion de l’interview de la ministre flamande de la mer du Nord : cette intervention était sous-titrée et non doublée. Des efforts sont donc accomplis. Je souligne l’initiative originale qu’était la synthèse du JT de la VRT juste après le « 12 minutes ».
Dans votre réponse, madame la ministre, vous n’avez nullement parlé de la reconduction de cette initiative. Nous souhaitons qu’elle se poursuive. Pourquoi pas une formule de 12+3, c’est-à-dire que le « 12 minutes » soit suivi de trois autres reprenant un point développé par la VRT. Nous aurons l’occasion d’en reparler, notamment lors de la discussion sur le contrat de gestion. zp8497586rq