Intervention en séance plénière
Madame la Ministre,
Chers Collègues,
Autant ne pas cacher ses sentiments, c'est avec une réelle satisfaction que nous accueillons ce texte pour cette séance de vote. Un signe indéniable d'une avancée dans la prise en considération réelle des impératifs de financement des infrastructures d'hébergement pour les personnes en situation de handicap.
Bien évidemment, rien n'est parfait et ce texte aurait pu témoigner d'audaces plus marquantes. Nous avons eu l'occasion d'échanger longuement en commission à propos de différents points et je tiens à souligner l'ouverture dont la Ministre a fait preuve dans l'examen et la prise en considération de plusieurs de nos propositions et amendements. La chose n'est pas suffisamment courante que pour ne pas la souligner.
Je ne vais pas reprendre l'ensemble des éléments qui ont déjà été évoqués lors du rapport oral tout à l'heure, mais je souhaite insister cependant sur deux points bien précis: la question de l'inclusion et l'ouverture à de nouvelles formes d'habitats, de structures d'hébergement. Notez que les deux choses se tiennent: l'une étant l'application de l'autre.
J'aime à revenir sur cette notion d'inclusion puisqu'elle met en évidence, pour garantir l'égalité, la nécessité pour l'environnement de devoir s'adapter aux exigences du handicap et non que la personne en situation de handicap fournisse des efforts qui lui sont souvent impossibles pour pouvoir s'adapter. De plus le concept d'inclusion présume que le handicap ne pourra être éliminé.
Le paradigme de l’inclusion se retrouve comme article 2 du texte adopté par la commission. Et donc le texte permet aujourd'hui de placer l'action législative dans la perspective d’un projet de sbuy fake cheap louis vuitton bagsociété plus précis et en phase avec les préoccupations du moment.
Même si un décret réservé à l’inclusion est en préparation, iil est important d'affirmer déjà ce concept dans les législations actuelles.
Je tiens à faire référence brièvement au séminaire « J'habite dans ma maison » organisé par l'asbl Les Pilotis qui a démontré, à travers le modèle Arduin, à travers les projets d'application en Communauté germanophone et l'expérience menée au Pays de Galle, combien il était possible de penser l'hébergement des personnes en situation de handicap de façon radicalement différente.
La création de places d’hébergement a, pendant longtemps, suivi le comportement global de notre société qui, un temps, a ignoré le handicap, l'a sous estimé ou l'a méconnu : l’habitat, que ce soit dans le logement privé, le logement social, les habitations à loyer modéré sont dans leur grande majorité conçus de manière déficiente en matière d'accessibilité.
L’offre actuelle est loin de répondre aux besoins tant au niveau quantitatif que qualitatif.
L’institutionnalisation a pendant longtemps été une solution. Mais, elle a aussi comme désavantage et comme conséquence de concentrer les problèmes et les personnes et les tenir à l’écart de la société.
Ce décret permettra de pallier à cette imperfection. Et j'ose espérer qu'il permettra aux projet Hoppa et Condorcet de trouver rapidement les solutions financières qu'ils méritent depuis tant d'années.
Je terminerai sur un dernier motif de satisfaction, la décision d'octroi de l'agrément à l'asbl l'Arche, une manière également de reconnaître le travail de pionnier qui fut le leur en pratiquant depuis plusieurs années, à travers le modèle des maisons familiales insérées dans les quartiers, le principe d'inclusion.
André du Bus zp8497586rq