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Guide ‘Coup d’pouce’, un malencontreux oubli des PSE

Soumis par andredubus le

Question orale à la ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances

M. André du Bus de Warnaffe (cdH). – Dernièrement, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Région wallonne ont publié le guide Coup d’pouce pour lutter contre la pauvreté en Wallonie .

Il présente les aides existantes et dresse un panel d’information complète aux personnes susceptibles d’en bénéficier. L’objectif premier de cet ouvrage est d’offrir aux citoyens de Wallonie un outil pour les aider à vivre dignement et voir leurs droits fondamentaux reconnus afin, in fine, de favoriser leur bien-être dans leur région. Très pertinemment, la brochure détaille les moyens de se faire aider dans sa commune, de se soigner, de se loger, de trouver un travail et, plus globalement, de vivre en Wallonie. Les services principaux sont présentés pour accompagner la population dans ses démarches quotidiennes.

Néanmoins, nous constatons avec surprise que les services PSE, pourtant incontournables pour nos enfants, n’ont pas été repris. Dans le chapitre « Faire des études », le guide reprend les centres PMS, les services de médiation scolaire et d’allocations d’études. Comment justifier l’absence des services de la promotion de la santé à l’école? Je ne vous cache pas que ce constat a surpris plus d’un membre des services PSE qui s’interrogent sur leur légitimité et le sérieux de leur rôle aux yeux du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, à l’aune d’un tel oubli.

Les services PSE doivent remplir quatre missions essentielles, à savoir la promotion de la santé dans l’école, la promotion d’un environnement favorable à l’école, le suivi de la santé globale des enfants, la prophylaxie des maladies transmissibles et l’établissement d’un recueil standardisé de données sanitaires sur tous les enfants de Wallonie.

Dès lors, n’estimez-vous pas nécessaire, voire indispensable de garantir leur présence dans des initiatives de promotion de la santé comme ce guide d’information Coup d’pouce?

Par ailleurs, un tel guide existe-t-il également à Bruxelles? Dans le cas contraire, est-il en voie de publication?

Mme Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Egalité des chances. – Le guide Coup d’pouce a été édité par les administrations de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Wallonie. Il entend apporter une information précise et concrète sur les aides proposées par les deux entités pour lutter contre la pauvreté et favoriser l’effectivité de tous les droits fondamentaux. Avec ce guide, notre volonté est de fournir à tous les citoyens les informations utiles et pratiques liées à leurs besoins vitaux, afin que chacun puisse vivre dignement et bénéficier d’un bien-être partagé.

Je me suis renseignée afin de savoir si l’absence des services PSE était un oubli. Selon la direction interdépartementale de la Cohésion sociale de la Wallonie, coordinatrice de l’initiative, l’objectif était de ne retenir que les services d’aide directe, liés aux droits fondamentaux qui sont accessibles aux personnes précarisées et en situation de pauvreté.

Par conséquent, il est cohérent que les services PSE n’apparaissent pas dans ce guide. Ils ne sont pas directement accessibles aux citoyens. Ils le sont uniquement par la voie scolaire, contrairement aux autres services que vous avez cités. Les centres PMS sont mentionnés car ils sont directement accessibles à travers les consultations et les suivis psychologiques et médicaux tout au long de la scolarité.

À ma connaissance, un tel guide n’existe pas pour la Région de Bruxelles-Capitale. Je vous invite donc à poser la question au ministre bruxellois compétent.

M. André du Bus de Warnaffe (cdH). – J’entends que les centres PMS sont avant tout accessibles via le réseau scolaire. C’est par ce canal que les parents reçoivent les coordonnées du centre PMS. Il en va de même pour les centres PSE. Je plaide donc pour que la prochaine édition fasse également référence aux centres PSE.

Vous me suggérez de demander au ministre compétent à la Région bruxelloise s’il y existe un outil de ce type. Je veux bien y consentir mais je trouve qu’en tant que ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, vous avez également un pouvoir d’initiative à cet égard. Vous pourriez parfaitement susciter une initiative de ce type au sein de l’organe de concertation avec Bruxelles puisqu’une ministre bruxelloise est aussi membre de votre gouvernement.

Références