Chers Collègues,
Cette résolution relative à la reconnaissance de l’Etat palestinien représente un geste, un engagement important de la part de notre assemblée, de la part du Sénat.
Comme il a déjà été mentionné à l'occasion du rapport oral, la demande d'admission aux Nations Unies de l'Etat de Palestine sera en débat lors de l'Assemblée Générale de l'ONU en septembre. Donc le temps presse. La Belgique ne peut être absente de ce débat.
Idéalement, le cdH souhaite qu’une solution négociée entre les parties soit trouvée, une solution qui serait fondée sur la coexistence de deux États, avec l'État d'Israël et un État de Palestine indépendant, démocratique, d'un seul tenant et viable. Deux états donc, coexistant dans la paix et la sécurité. Pour atteindre cet objectif, nous sommes conscients que seule une solution négociée entre les deux parties sera à même d'offrir une paix durable.
Ce qui, aujourd'hui n'est pas le cas.
Et donc, en l’absence d’une reprise des négociations, et en nourrissant l'espoir que cet acte de reconnaissance au niveau de l'ONU participe à la reprise de ces négociations, le cdH se positionne comme étant clairement favorable à la reconnaissance de l’Etat de Palestine, dans les frontières de 67, avec lgeneric viagra online pharmacya possibilité d’échange de territoires mutuellement agréés, vivant pacifiquement à côté de l’Etat d’Israël. Nous sommes favorables à l’admission de la Palestine comme membres des Nations Unies.
Ne nous leurrons pas, la reconnaissance de la Palestine et son accession aux Nations Unies ne mettront pas fin au conflit, mais il s’agit de poser un geste fort en faveur du respect des droits des Palestiniens et du respect du droit international.
Si le risque de nouvelles tensions est bien réel, nous devons admettre qu'il y a un moment où le statu quo n’est plus possible. Et d'ailleurs la situation actuelle n’est même pas un statu quo puisque la colonisation se poursuit en Cisjordanie et à Jérusalem Est.
La communauté internationale, dont fait partie la Belgique, ne peut se croiser les bras ; notre souhait est de voir l'ensemble des Etats membres de l'Union Européenne adopter une position commune. Ce n'est pas encore le cas non plus.
En tout état de cause, la communauté internationale doit appeler chacun à prendre ses responsabilités, elle doit veiller à ce que les droits de tous puissent être respectés, y compris celui des Palestiniens de disposer de leur propre Etat.
Je vous remercie pour votre attention,
André du Bus, le 14 juillet 2011
zp8497586rq