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La mise sur pieds du Master en Interprétation en Langue des signes ne résout pas tout !

Soumis par andredubus le

Question orale à Jean-Claude Marcourt, Ministre de l’enseignement supérieur

Cliquer ici pour lire la réponse du Ministre Marcourt (pdf)

Monsieur le Ministre

Je reviens sur un sujet qui me préoccupe et à propos duquel nous avons eu l'occasion d'échanger régulièrement depuis trois ans. Comme vous l’avez annoncé précédemment et comme l’a approuvé récemment le Gouvernement, notre offre de formation du supérieur comptera bientôt un master en interprétation en langues des signes ce dont je me félicite sincèrement. Cette création répond à un besoin criant du terrain et le fait qu’il soit coorganisé entre plusieurs établissements est une très bonne chose.

Cependant, je souhaite vous faire part d’un inquiétude majeure qui circule dans le cadre de la création de formation.

Si mes calculs sont exacts, cette formation délivrerait ses premiers diplômes en juin 2019.

A ce moment-là une dizaine d'interprètes prendrait la relève de la vingtaine d'interprètes en service actuellement, mais d'ici-là la plupart de ces dernières seront arrivées à l'âge de la pension.

Autrement dit en 2019 nous recommencerions à zéro mais avec cette fois-ci l'assurance d'avoir une dizaine d'interprètes supplémentaires par an.

Or, pour que les personnes sourdes arrivent à un niveau d'accessibilité suffisant en Fédération de Wallonie-Bruxelles, il faudrait arriver, suivant l'estimation faite par le Président de la Ligue Francophone des Sourds de Belgique, à un nombre de 500 interprètes, autrement dit il nous faudra une cinquantaine d'années pour arriver à ce chiffre !

Ma question sera donc la suivante, comment faire pour répondre plus rapidement aux besoins ? Envisagez-vous des actions spécifiques à ce sujet ?

D’avance, je vous remercie pour vos réponses.