La RTBF en audition en commission de la culture de la Fédération Wallonie Bruxelles, ce mercredi 2 mai 2012
Ce mercredi, j'assistais aux auditions de la Société des Journalistes de la RTBF au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Après avoir entendu Michel Visart et François Louis, respectivement ancien président et président actuel de la SDJ, nous présenter ce qu’étaient les missions et le travail quotidien de cette instance consultative, j’ai eu l’occasion de leur demander pourquoi, en 2012, l’accent était à ce point placé sur la fiabilité de l’information. L’administrateur général, Jean-Paul Philippot, et la présidente du CA de la RTBF, Bernadette Wynants avaient en effet déjà eu l’occasion d’insister sur ce point essentiel.
Les deux invités de la Commission de la Culture m’ont précisé que ce n’était en effet plus tant la problématique de la politisation des journalistes qui posait question à la SDJ mais bien plus celle de la certification et de la vérification de l’information face à un environnement qui a vu se développer les nouveaux médias à une vitesse exponentielle. La RTBF a donc un travail de vérification conséquent à réaliser pour continuer à rester le vecteur incontournable de l’information de service public en Fédération-Wallonie-Bruxelles
J’ai ensuite pris le temps de mesurer l’état du développement des synergies avec les télévisions locales de la Fédération Wallonie Bruxelles. Une idée phare dans leur réponse : la complémentarité, certes mais pas de hiérarchie entre les deux et maintient de deux lignes éditoriales différentes.
J’ai ensuite voulu mesurer quelle était la conception de l’éducation aux médias à défendre au sein de la RTBF : entre simple utilisation technique des nouveaux médias et développement des capacités critiques de décodage de l’information des téléspectateurs, il y a un monde différence… Il va sans dire que je plaide pour la deuxième option…
On retiendra aussi que les journalistes de la chaîne, à dotation constante, n’entendent plus produire plus d’information… Faute de moyens complémentaires, le risque est grand que l’information perde en qualité.
André du Bus