Demande d’explication de Monsieur André du Bus, sénateur, à Madame la Ministre de la Santé Publique, Laurette Onkelinx
Madame la Ministre,
Je vous avais interrogée en janvier 2012 au sujet de l’accueil des personnes sourdes et malentendantes en milieu hospitalier.
Vous m’aviez alors répondu que des projets-pilotes avaient été menés en 2011 dans lesquels des médiateurs interculturels intervenaient dans les hôpitaux à l’aide d’un système de vidéoconférence et que certains de ces hôpitaux travaillaient avec des interprètes en langue des signes. Vous ajoutiez que « le plus grand avantage de cette initiative est sans aucun doute qu’avec une relativement faible augmentation des ressources, l’offre et le public aidé par les services de médiation pourront à terme être largement augmentés, en particulier pour les groupes-cibles petits en taille, comme celui des patients sourds ».
Vous précisiez enfin que « les initiatives sont d’autant mieux suivies et prises en charge qu’elles viennent des hôpitaux, en concertation avec les associations de personnes sourdes. Le réseau se développe sur ce mode et c’est préférable. Chaque cas est différent, en fonction notamment des ressources de l’hôpital et de ses besoins. En effet, certains établissements ne sont presque jamais confrontés au problème. Notre démarche consiste donc à créer un réseau, par le biais d’un ensemble d’expériences de terrain ».
J’ai été contacté par des associations de personnes sourdes et malentendantes qui souhaitent généraliser ce dispositif de médiation par vidéoconférence à l’ensemble du réseau hospitalier mais qui veulent se baser sur les projets déjà menés qui ont été évalués positivement et sur l’expérience déjà acquise grâce à ceux-ci.
Madame la Ministre, pourriez-vous nous communiquer les résultats des projets-pilotes mis
en place en 2011, en ce qui concerne les trois hôpitaux qui utilisent un service de médiation en langue des signes par vidéoconférence ?
Pourriez-vous également nous informer de l’évolution de cette pratique depuis janvier 2012 ?
Y a-t-il d’autres hôpitaux qui ont recours à ce système de vidéoconférence pour prendre en charge les
patients sourds et malentendants ?
Pourriez-vous enfin préciser en quoi vous pourriez soutenir la création d’un réseau
généralisant la pratique de la vidéoconférence pour la médiation avec les patients sourds et
malentendants au sein du milieu hospitalier, comme souhaité par les personnes qui m’ont contacté ?
Je vous remercie pour vos réponses.