Demande d’explications de Mr André du Bus à Madame Laurette Onkelinx, Vice-Première Ministre et Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique relative à la non - utilisation du potentiel d'économies des médicaments biolosimilaires dans notre Pays
Madame la Ministre,
En avril dernier, s'est tenu à Londres le symposium de l'Association européenne des Médicaments génériques ( EGA ), sur le thème des médicaments biosimilaires.
Le parallélisme entre l'évolution des médicaments génériques et des médicaments biosimilaires était intéressant dans la mesure où l'on a pu constater que :
1) comme pour les génériques à une autre époque, notre Pays est à la traîne parmi les Pays européens : la prescription des médicaments biosimilaires ne décolle pas
2) un lien entre prescription de génériques et prescription de biosimilaires a par ailleurs été mis en évidence : l'évolution de la prescription est similaire
3) on retrouve pour les médicaments biosimilaires les mêmes arguments de méfiance et de désinformation - un vrai copié-collé - qui ont prévalu lors de l'utilisation des premiers génériques et qui, d'ailleurs, persistent encore aujourd'hui. Allons-nous donc subir un remake pour les biosimilaires. Une certaine vigilance est donc nécessaire.
Comme les médicaments génériques, les médicaments biosimilaires représentent, déjà aujourd'hui et davantage encore à l'avenir, un potentiel d'économies non négligeable.
Économies qui ont pour objectif de garantir un double accès durable pour les patients : un accès à des médicaments moins chers, mais également un accès aux médicaments innovants pour répondre aux besoins médicaux non satisfaits.
Ces derniers mois des engagements politiques ont été pris, avec la volonté de stimuler, d'encourager la prescription effective des médicaments biolosimilaires dans notre Pays. Par ailleurs, il me revient que les biosimilaires feraient l'objet d'un rapport du KCE.
Madame la Ministre,
Tout retard dans l'utilisation des biosimilaires prive le Gouvernement d'économies qui seraient pourtant les bienvenues dans le contexte économique actuel. Aussi, je souhaiterais vous demander :
1) quels sont les freins qui subsistent encore actuellement quant à l'utilisation plus effective des médicaments biosimilaires, en milieu hospitalier et en officine ?
2) quels mécanismes comptez-vous initier pour encourager la prescription des biosimilaires, tenant compte de leurs spécificités ?
Je vous remercie,