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Le syndrome de fatigue chronique

Soumis par andredubus le

Madame la Ministre,

En 2012, le comité de l’assurance de l’INAMI avait décidé de ne plus
financer les centres de référence pour les patients souffrant du syndrome de
fatigue chronique. Vous aviez alors réagi en posant votre véto à l’égard de cette
décision.

Il semblerait qu’un débat ait ensuite eu lieu au comité de l'assurance de
l'INAMI où il aurait été suggéré que le Collège des médecins-directeurs établisse
une proposition complète comprenant une alternative à la prise en charge
actuelle de ces patients et des mesures transitoires pour que ces patients
continuent de pouvoir bénéficier d’un accompagnement.

En réponse à une demande d’explication en janvier 2013, vous aviez
répondu que « l’INAMI a, en collaboration avec mon cabinet, élaboré de nouvelles
mesures tenant compte des recommandations du centre fédéral d’expertise des
soins de santé (KCE). Le 14 janvier de cette année, le comité de gestion de
l’INAMI a approuvé la note conceptuelle et le Collège des médecins-directeurs
établira bientôt la base réglementaire à ce sujet. Ces mesures doivent maintenir
l’offre de soins des centres de référence, élargir leur accès et améliorer le lien
entre coûts et rendement grâce à l’augmentation de la contribution tant de la
première ligne que de la seconde aux soins. »

Nous considérons important de poursuivre l’offre de soins pour les patients
souffrant du syndrome de fatigue chronique.

Madame la Ministre, pourriez-vous préciser si la base réglementaire à
laquelle vous faisiez référence a déjà été adoptée ou dans quel délai elle le sera ?
Avez-vous eu des contacts avec le secteur pour déterminer cette base
réglementaire ? Pourriez-vous également détailler l’agenda de la mise en place
des différentes mesures prévues et le budget qui y est alloué ?

Madame la Ministre, un débat existe quant aux méthodes
d’accompagnement des patients souffrant du syndrome de fatigue chronique
entre le modèle psychosomatique (qui soutient que le syndrome est lié à des
cognitions négatives et dont le traitement consiste notamment en une thérapie
comportementale cognitive) et le modèle biomédical (qui soutient que le
syndrome peut être lié à des troubles du système nerveux et du système
immunitaire). Pourriez-vous dès lors préciser si seul le modèle psychosomatique
sera appliqué dans le cadre des nouvelles mesures (alors qu’il est remis en
question à l’heure actuelle) ou si le modèle biomédical sera également pris en
considération ?

Je vous remercie pour vos réponses.

Commentaires

Eric (non vérifié)

En lisant votre question je pensais sincèrement que vous vous souciiez du sort des malades mais il s'agit clairement d'un petit jeu politique entre gens du même bord. J'ai découvert la réponse de madame Onckelinx (et la vôtre aussi d'ailleurs):

http://vimeo.com/67810459

et j'ai clairement l'impression que vous nous prenez pour des imbéciles. Vous êtes ravi qu'on ne favorise pas le modèle psychosomatique en faveur du modèle biomédical alors que c'est clairement ce qui va se faire. On reste dans la thérapie comportementale sans aucun effet (mais remboursée, youpi!) et dans l'exercice graduel qui n'a pour vocation que d'éviter une trop importante dégradation musculaire. Quid de l'aide pour les malades qui ne savent plus conserver un emploi et sont harcelés par l'onem alors que les personnes "normales" ne s'en sortent déjà pas???

lun, 1 Jul 2013 - 23:56 Permalien