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Les emplois verts

Soumis par andredubus le

Demande d’explications à Mme Monica De Coninck, ministre de l’Emploi sur «les emplois verts»

M. André du Bus de Warnaffe (cdH). – Je tiens tout d’abord à remercier la ministre pour les réponses qu’elle a données aux questions que nous lui avons posées sur son programme en matière d’emploi.

La Conférence de Durban vient de se terminer. Dans le cadre de cette conférence, l’Organisation internationale du travail a été particulièrement active pour demander de lier plus étroitement les agendas du climat et de l’emploi.

De nombreux débats parallèles se sont tenus sur les dimensions sociales du changement climatique et les emplois verts.

Pour l’OIT, les pays doivent réellement mettre en œuvre les engagements de Cancun. Ils doivent donc veiller à la création d’emplois décents et garantir une transition juste vers une économie à faibles émissions de carbone. L’OIT entend développer au maximum les emplois verts et demande d’appliquer des politiques qui permettent de réduire les répercussions négatives sur les emplois et les revenus. Le Bureau international du travail rappelle qu’il faut tenir compte de l’impact du changement climatique sur les travailleurs et les employeurs et qu’il faut repenser la formation professionnelle pour intégrer les nouvelles compétences afin de mener à bien la transition vers les emplois verts. Le BIT demande la promotion et l’application de normes de travail décentes au nouveau Fonds vert pour le climat et la création d’emplois verts dans divers secteurs comme la construction, les énergies renouvelables, le recyclage des déchets, etc.

Mes questions sont les suivantes :

La Belgique a‑t‑elle participé aux débats sur les emplois verts et l’impact social du changement climatique ? La Belgique a‑t‑elle pris des engagements ou doit‑elle prendre de nouvelles initiatives dans ce domaine des emplois verts et de l’impact social du changement climatique ? Quel est votre plan pour « favoriser la transition écologique de l’économie et développer les emplois verts » comme le prévoit l’accord de gouvernement ?

Vous avez fait référence à vos contacts avec le ministre bruxellois de l’Emploi et je sais qu’en Région de Bruxelles‑Capitale, il y a eu des avancées significatives depuis 2009 sur la combinaison emploi- environnement et plus précisément le développement des emplois verts. Aussi je voudrais savoir si des synergies sont développées avec les Régions en vue de mener, au niveau fédéral, une politique cohérente avec celle du niveau régional.

Mme Monica De Coninck, ministre de l’Emploi. – La Belgique a très activement participé, pendant la présidence de l’Union européenne, aux différents débats sur les emplois verts. Elle a organisé avec l’aide de la Commission européenne une conférence ministérielle sur la promotion de l’emploi vert, un levier majeur et indispensable pour une transition réussie vers une économie verte et à faibles émissions de carbone.

Nous avons aussi participé à la conférence qui a rassemblé les ministres des États membres de l’UE, les représentants de la Commission européenne, du Comité économique et social et des institutions internationales. Le SPF Emploi et les services pour l’emploi, les partenaires sociaux et le monde universitaire y étaient aussi représentés.

L’objectif de la conférence consistait à stimuler le débat et à apporter une contribution au travail effectué par la présidence et par le Comité de l’emploi dans ce domaine. La conférence a montré qu’il était possible de tirer du débat des leçons politiques significatives et c’est sur cette base que des conclusions politiques formelles ont été adoptées par le Conseil de l’Union européenne.

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Parallèlement, la Belgique a participé activement aux travaux du Comité de l’emploi sur le rapport Towards a greener labour market – The employment dimension of tackling environmental challenges qui inclut des indicateurs portant sur l’emploi et l’environnement.

Dans le cadre de l’OIT, la Belgique s’investit activement sur ce thème en soutenant les travaux du Bureau de l’organisation en la matière, entre autres lors de la préparation des conseils d’administration. D’ailleurs, pendant sa présidence de l’UE, la Belgique a mis en valeur les travaux du BIT sur ce thème.

Enfin, j’ai déjà rencontré un groupe de travail actif dans les milieux syndicaux. L’objectif est de rechercher des projets verts et surtout de négocier avec les membres de ces organisations et d’organiser des formations sur ce thème. Il n’est en effet pas évident pour les travailleurs dans les entreprises d’adopter la mentalité nouvelle que requièrent ces projets verts.

Je me suis déjà exprimée sur les projets qui permettront de créer de l’emploi à l’avenir et nous devons maintenant négocier avec les ministres régionaux de l’Emploi et de l’Environnement pour définir les grands projets que nous pourrons mettre en œuvre conjointement. Cette concertation n’a pas encore débuté mais je suis convaincue qu’elle est vraiment nécessaire.

Il me paraît essentiel d’investir notamment dans des maisons passives car cela permet de ne plus être aussi dépendant de l’énergie et de ses fluctuations de prix. Nous sommes confrontés à un grand défi – la création de nombreux emplois – très important pour les différents acteurs, les entreprises, ainsi qu’en termes d’innovation.

M. André du Bus de Warnaffe (cdH). – Je plaide pour renforcer la synergie avec le niveau régional. Une demande existe, mais ce n’est pas nécessairement évident. Je suis sénateur de communauté et je peux vous dire qu’il n’est pas facile lorsque l’on siège dans les trois assemblées – à la Région, au parlement Fédération Wallonie‑Bruxelles et au Sénat – de voir les synergies, les conférences interministérielles et les accords de coopération. Je me réjouis d’entendre un ministre fédéral dire qu’une des solutions importantes en l’occurrence dépend d’une volonté et d’un investissement régional. Vous pourrez trouver chez moi, ainsi que chez d’autres collègues, un soutien ferme et fiable pour appuyer des politiques de coopération sur ce sujet.

Mme Monica De Coninck, ministre de l’Emploi. – Monsieur le sénateur, j’ai travaillé au niveau communal et j’ai une idée des problèmes qui se posent dans les grandes villes. Je suis convaincue qu’un accord de coopération, surtout axé sur les objectifs et non sur les instruments, permettrait de changer les choses. Ayant accédé au niveau fédéral, j’estime qu’il est temps que nous travaillions ensemble, en tant que partenaires adultes, en vue de garantir des résultats.

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Références | question no 5‑1650 zp8497586rq zp8497586rq