Discussion avec M. Rachid Madrane, ministre de l’Aide à la Jeunesse, des Maisons de justice et de la Promotion de Bruxelles
Monsieur le Ministre,
la lutte contre la maltraitance est une problématique qui nous tient à cœur. Environ un tiers des jeunes pris en charge par un service d’aide à la jeunesse ou de protection de la jeunesse le sont pour des raisons de maltraitance. L’enjeu est de taille puisque nous touchons ici aux questions de bientraitance, de respect des droits des enfants et de leur bien-être.
Malgré les dispositifs existants, des enfants peuvent encore aujourd’hui se retrouver dans des situations dramatiques. La Fédération Wallonie-Bruxelles doit donc tout mettre en œuvre pour lutter le plus efficacement possible contre la maltraitance. Sans cesse, il nous revient d’évaluer les dispositifs existants et de chercher à améliorer la prévention de la maltraitance, mais aussi la prise en charge d’enfants maltraités.
Comme pour de nombreuses problématiques de l’Aide à la jeunesse, la réponse que nous devons apporter à la maltraitance se doit d’être coordonnée et intersectorielle afin d’être efficace tant dans sa dimension préventive que dans les prises en charges en cas de maltraitance avérée. À ce titre, devant la nécessité de mettre en réseau les différents acteurs concernés, plusieurs protocoles de collaboration en matière de maltraitance ont vu le jour ces dernières années.
Le plus récent est le protocole de collaboration entre les secteurs de l’Aide à la jeunesse et de l’Enfance de la Fédération Wallonie-Bruxelles ainsi qu’avec la Fondation Child Focus en matière de lutte contre la maltraitance. Je citerai aussi le protocole de collaboration entre les conseillers et directeurs de l’aide à la jeunesse et les Équipes SOS-Enfants ainsi que celui de collaboration intersectorielle visant à développer la prévention de la maltraitance en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Certains de ces accords sont récents alors que d’autres ont déjà fait l’objet d’une évaluation. C’est le cas du protocole de collaboration entre les conseillers et directeurs de l’aide à la jeunesse et les Équipes SOS-Enfants. Par ailleurs, et toujours dans cette vision intersectorielle, vous avez récemment exprimé votre volonté de mettre sur pied une conférence interministérielle de l’aide à la jeunesse.
Sur la base de ces éléments, quelles sont les dernières avancées en matière de maltraitance tant en prévention que pour les prises en charge? Les dispositifs en place sont-ils à revoir? Des modifications décrétales sont-elles à prévoir?
Que ressort-il de l’évaluation du protocole entre l’Aide à la jeunesse et les Équipes SOS-enfants? Des ajustements sont-ils utiles? Quelles sont les prochaines évaluations prévues pour les différents protocoles existants? Où en est l’implémentation du protocole intersectoriel visant à développer la prévention de la maltraitance dans notre fédération?
La conférence interministérielle de l’aide à la jeunesse annoncée s’est-elle déjà réunie? Si oui, qu’en ressort-il.
M. Rachid Madrane, Ministre. - Monsieur le député, ... A compléter
M. André du Bus. – Un des enjeux majeurs face à la démultiplication des acteurs, c’est d’assurer une efficacité maximale des dispositifs et de leur assurer une visibilité afin que les acteurs puissent clairement voir qui fait quoi et comment. Il convient donc de clarifier et de communiquer.
J’ai bien entendu votre souci d’appropriation des dispositifs actuels par les acteurs de terrain au travers de différentes initiatives, dont la formation. Je trouve ce plan de formation très intéressant. Je salue aussi votre souci de laisser le temps à chacun des acteurs de faire siennes les initiatives que vous avez évoquées.
Nous suivrons la campagne Yapaka de près: c’est toujours très intéressant et interpellant. Je me réjouis que le soutien soit au maximum de ce côté-là.