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Parking de dissuasion : intégration avec les autres nécessités urbaines ?

Soumis par andredubus le
Discussion avec Monsieur Pascal Smet, Ministre du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé de la mobilité et des travaux publics

Monsieur le Ministre, par voie de presse, j’ai récemment appris les choix d’implantation des parkings de dissuasion. Je souhaite attirer votre attention sur un projet de la Société du logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB). Elle souhaite construire un complexe de logement social au croisement de l’avenue Jacques Brel et de l’avenue de la Spiruline à Woluwe-Saint-Lambert, c’est-à-dire juste à côté du parking de Roodebeek, l’un des sites choisis pour la dissuasion automobile.

D’aucuns auraient préféré que cet espace de parking soit affecté au logement, en préservant tout ou partie du terrain à bâtir fleuri et arboré actuellement. C’eût été plus cohérent dans le contexte moderne caractérisé par une défense de la qualité de l'habitat.

Ce choix de sacrifier un espace vert de plus par la Région étant fait, pourriez-vous préciser qui, fût-il allocataire social, souhaite délibérément vivre devant ou à côté d’un parking de transit de 189 places ?

Il est à noter que ce quartier est déjà extrêmement chargé par le charroi de la STIB, auquel vient s’ajouter le trafic de navetteurs que vous envisagez de consacrer définitivement dans votre plan. Un projet plus positif pouvait encore être imaginé jusqu’à présent. Pourquoi ne pas être un peu plus ambitieux et reporter davantage certains parkings vers des zones inhabitées, en les dotant le cas échéant de lignes de bus de ralliement ? En effet, 189 voitures, cela fait moins de dix bus le matin et le soir. Vous pouviez aussi envisager des systèmes de cabines téléphériques permettant de surmonter certains obstacles au sol. Cela semble anodin mais cela commence à se faire dans certaines villes.

Ainsi, deux politiques régionales censées améliorer la qualité de la vie, fluidifier le trafic et permettre à tous de vivre correctement, vont-elles en l’occurrence se percuter en aggravant une situation portant déjà préjudice aux Bruxellois. Il semble que cela soit dû à un manque de concertation et de politique intégrée.

J’ignore quel est le degré d’intégration urbaine des autres parkings et de leurs nuisances sur la qualité de vie des Bruxellois. C’est pourquoi j’aimerais vous poser les questions suivantes. Étiez-vous au courant, lors du choix du site de Roodebeek, du projet d’implantation d’un complexe de logement social ?

Disposez-vous, pour les autres sites choisis, d’un inventaire des projets, du moins publics, en préparation dans l’aire avoisinante ? Avez-vous consulté les autres acteurs régionaux pour faire des choix cohérents dans une approche de politique intégrée ? De façon générale, le choix des sites tient-il compte de l’incidence sur la qualité de vie des Bruxellois ? Si oui, comment ?

Enfin, est-il encore possible de modifier votre implantation ?

M. le président.- La parole est à M. Smet.

M. Pascal Smet, ministre.- Il importe de préciser qu'il ne s'agit pas de "mon" implantation mais d'un plan approuvé par le gouvernement. Il est à noter que le parking de Roodebeek n'est pas repris dans les projets d'extension.

Notre commission a déjà largement débattu de cette question. Je me limiterai donc à répondre à votre question sur ledit parking de Roodebeek. Ce dernier est déjà considéré comme un parking de dissuasion, mais sans gestion spécifique. Il est libre d'accès.

Bien entendu, nous souhaitons qu'à l'avenir, tous les parkings de dissuasion soient gérés par parking.brussels, qui fasse la demande des permis nécessaires. Cependant, le parking de Roodebeek ne figure pas parmi les huit parkings de dissuasion retenus pour un projet d’extension.

La connaissance des différents projets immobiliers et d’intermodalité sur le site est une des raisons de l’éviction de cette localisation. Tous les sites choisis le sont en connaissance des projets publics en cours et en projet. Ils s’inscrivent dans les objectifs régionaux repris dans les plans de mobilité et d’aménagement du territoire.

Des études d'incidences seront menées pour l'octroi des permis. Elles permettront de répondre à toutes les interrogations en matière d’intégration urbaine et de pertinence des choix posés.

M. le président.- La parole est à M. du Bus de Warnaffe.

M. André du Bus.- Voilà une clarification bien utile. Le parking de Roodebeek n'est donc pas un parking de dissuasion. Par ailleurs, vous êtes au courant des projets éventuels d'implantation de logements pour les autres parkings. Ces éléments me semblaient intéressants à préciser.

Commentaires

Xavier (non vérifié)

Si le parking de Roodebeek est déjà considéré comme un parking de dissuasion, il est intégré ipso facto dans le plan.
En connaissance de cause de l'intensification du caractère habité de cet espace, la question est alors de savoir dans quelle mesure sa vocation d'espace de parking doit justement être remise en cause dans le cadre de ce plan de dissuasion. La question reste ouverte.

mar, 23 Jun 2015 - 10:33 Permalien