Un article paru dans Bruxelles santé ce 22 septembre
Le secteur bruxellois de la Promotion de la santé est, pour le moment, au coeur d'un tournant. Réforme de l'État couplée à l'accord intra-francophone oblige, la ministre l'avait déjà annoncé, : un nouveau décret est en cours de finalisation. C'était également dans la déclaration de politique générale. Les enjeux sont importants. Pour le secteur, pour ses travailleurs, pour les nombreux partenaires actuels et potentiels, et surtout pour la population bruxelloise. A de nombreuses reprises nous avons plaidé pour une valorisation réelle des compétences de la promotion de la santé. Dans les processus d'évaluation des politiques, dans la déclinaison des matières telles que le logement, l'urbanisme, la mobilité, l'environnement… Ceux qui oeuvrent à la promotion de la santé voient comment faire vivre le concept de transversalité, car c'est précisément contre les effets pervers du manque de transversalité qu'ils sont confrontés au quotidien. Penser la ville ne peut pas se résumer à panser la ville. Combattre les inégalités sociales de santé, objectif politique majeur, impose une vision globale et intégrée, mutualisant les outils et décloisonnant les compétences. Le nouveau décret ouvrira-t-il ce chantier ? Permettra-t-il une telle évolution ? Offrira-t-il des outils aux acteurs locaux pour améliorer l'efficacité de leur action ? La réponse est attendue à l'entame des travaux parlementaire de cette année. Si l'implication du secteur tout autant que la concertation entre et avec les nombreux responsables politiques concernés par la promotion de la santé restent au coeur du processus de réflexion, il y a tout lieu d'espérer. Afin de toujours mieux penser la ville.
André du Bus
Député cdH