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Pour contribuer à la santé des aînés

Soumis par andredubus le

Question orale à la ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances

M. André du Bus deWarnaffe (cdH). – Je souhaite traiter d’un sujet qui, au vu de l’évolution de notre société, devrait à mon sens faire plus régulièrement partie de nos échanges sur la santé : celle des personnes âgées.

Rappelons que la déclaration de politique communautaire consacre son huitième et dernier point, relatif à la politique de prévention de la santé, à la santé de la personne âgée. Elle prévoit que « la politique de santé doit comporter un volet de prévention des risques de santé susceptibles de porter atteinte à l’autonomie des personnes âgées. »

Cette précaution concerne toutes les activités que la Fédération Wallonie-Bruxelles peut mettre en place pour permettre aux aînés de conserver une bonne santé physique, mentale et sociale comme le renforcement de la prévention des chutes, la sensibilisation et le dépistage relatifs à certaines affections très fréquentes chez les aînés – problèmes visuels, auditifs, etc. – ou encore la lutte contre la maltraitance.

Étant donné le vieillissement manifeste et inéluctable de notre population, nous devons être particulièrement attentifs aux seniors. Qu’ils vivent à domicile ou en institution, nous devons proposer des politiques de santé innovantes, adaptées et qui tiennent compte de leurs réalités qui varient au cours du temps et selon leur niveau d’indépendance.

La réforme institutionnelle en cours modifiera très certainement les compétences relatives aux aînés.
Il me semble essentiel qu’avant ces changements, la Fédération Wallonie-Bruxelles fasse le point sur ses propres initiatives de soutien à la santé des personnes âgées et qu’elle apporte son point de vue, qualifié de par ses compétences personnalisables, sur les réflexions institutionnelles en cours et qui concernent la personne âgée.

Madame la ministre, comment la Fédération Wallonie-Bruxelles contribue-t-elle à promouvoir la santé et plus largement la qualité de vie des personnes âgées ? Des actions et des projets structurels sont-ils prévus ou envisagés pour répondre de façon créative aux défis posés par notre société vieillissante et pour favoriser l’autonomie des personnes âgées, quel que soit leur milieu de vie ?

Enfin, des concertations ont-elles lieu sur ces sujets avec vos homologues des différents niveaux de pouvoir ?

Mme Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances. – La Fédération Wallonie-Bruxelles n’a pas développé de programmes organisés spécifiquement pour les aînés, notamment parce qu’il s’agit d’une compétence régionale.

Cela étant, les personnes âgées font partie de la population-cible de plusieurs programmes d’intérêt général de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Je pense notamment aux campagnes de sensibilisation à la vaccination contre la grippe, aux programmes de dépistage du cancer du sein et colorectal ou aux campagnes radiodiffusées en vue de réduire les risques cardiovasculaires.

Plus localement, je subventionne le programme « Traumatisme » de l’asbl Éduca Santé qui comprend un axe de prévention des chutes chez les personnes âgées.

Je soutiens également deux projets communaux de santé destinés aux seniors. Ces projets ont pour objectif de promouvoir l’alimentation saine et l’activité physique régulière des aînés.

Quant à la lutte contre la maltraitance des personnes âgées, la Région wallonne a adopté un décret spécifique le 3 juillet 2008. Dans le même but, elle a également mis en place l’Agence Respect Seniors.

Les administrations de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles recensent actuellement les actions qui s’adressent aux personnes âgées. Ce recensement pourrait aboutir à une publication commune dans le cadre des synergies entre les deux entités en matière de statistiques.

M. André du Bus de Warnaffe (cdH). – En effet, une partie importante de cette problématique relève des compétences régionales. Il serait précisément intéressant d’anticiper la future réforme institutionnelle et de voir dans quelle mesure la promotion de la santé en tant que telle pourrait rencontrer davantage la réalité des personnes âgées afin de développer des messages spécifiques en synergie avec les acteurs actuels de la promotion de la santé. J’insiste énergiquement sur ce point.