Question orale d’André du Bus à Fadila LAANAN, Ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’égalité des chances
Madame la Ministre,
A l’occasion de la Journée mondiale contre le diabète, le 14 novembre dernier, je vous interrogeais, en question d’actualité, sur l’évolution inquiétante de la maladie.
Comme nous le savons, le diabète est une maladie insidieuse et chronique, qui peut engendrer un ensemble de complications (cardiovasculaires, rénales, oculaires, dermatologiques) à mesure que l’âge avance, et avoir des répercussions importantes sur la vie de l’individu. Elle touche actuellement un belge sur 20 (près de 600.000 personnes) et près de la moitié de ceux-ci ignorent qu’ils en sont atteints. Il s’agit d’une augmentation de 70% depuis 2001 qui affecte toutes les tranches d’âge. Chez les enfants de 7 à 12 ans, la progression a été particulièrement forte. Le diabète de grossesse pose, lui aussi, de plus en plus de problèmes. La prévalence de la maladie augmente chaque année de 5%, de telle sorte que l’on estime que le nombre de personnes touchées va doubler en 20 ans (soit, un million de Belges en 2030). De plus, 85 à 90% des personnes concernées souffrent d’un diabète de type II, qui est principalement lié à un problème de surpoids.
Malgré les nombreuses démarches actuelles de la FWB pour prévention le diabète par la sensibilisation générale à l’adoption d’attitudes saines, il faut irrémédiablement admettre que vu l’ampleur et la gravité du phénomène, des lacunes subsistent. D’autres pistes éducatives méritent d’être creuser. Par exemple, selon une étude menée par des chercheurs américains, relayée dans le Journal du Médecin, une bonne quantité de sommeil durant la jeunesse pourrait contribuer à réduire le risque plus tard de diabète de type II ; le manque de sommeil étant un facteur de troubles métaboliques.
Dès lors, si je me permets de revenir aujourd’hui sur le sujet, Madame la Ministre, c’est parce que je plaide vivement pour que la FWB puisse mettre en place, en concertation avec les autres niveaux de pouvoir, un plan de prévention et de lutte spécifiquement axé sur le diabète, comme le recommande le Parlement européen, par sa résolution votée le 14 mars dernier. Cette réflexion ne pourrait-elle pas s’inscrire dans la conférence nationale prévue par le SPF de la santé en 2013 ?
Par ailleurs, vous nous indiquez récemment qu’en prévision de cette conférence nationale, une étude avait été lancée et que ses résultats devaient être examinés durant la conférence interministérielle de décembre dernier. L’étude a-t-elle rendu ses conclusions ? Dans l’affirmative, pouvons-nous en savoir un peu plus sur leur nature ? Quels impacts auront-elles sur les réflexions à venir en matière de lutte contre le diabète ?
Je vous remercie pour les réponses que vous pourrez m’apporter. André du Bus – 22.01.2013