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Projet Jardins de la Chasse : “Irréaliste !”

Soumis par andredubus le

Image retirée.Les coûts du désamiantage lié à la démolition des pavillons ont décuplé, dénonce le CDH etterbeekois

Image retirée.Le CDH dénonce les coûts du désamiantage lié à la démolition des pavillons.


ETTERBEEK
 Le projet de rurbanisation des Jardins de la Chasse vient d’être approuvé par l’autorité de tutelle. Pour rappel, ce projet prévoit la démolition des bâtiments actuellement présents sur le site et la reconstruction, entre autres, d’un nouvel hôtel communal, de nouveaux locaux pour le CPAS et de logements.

Très sceptique, le CDH qui siège dans l’opposition dénonce le caractère irréaliste de ce projet qui repose sur une étude commandée au bureau Deloitte. “C’est intenable d’un point de vue financier , estime André du Bus, chef de groupe CDH. La surface de bureaux de la future maison communale se voit d’ailleurs amputée de 4.000 m², soit 20 % qui seront convertis à du commerce ou du logement, et cela pour des raisons de rentabilité.”

Un argument que réfute Vincent De Wolf (MR) : “Nous avions demandé un permis d’autorisation concernant des volumes plus importants pour ne pas être bloqués. L’étude de Deloitte démontre que l’on peut gagner 4.000 m² grâce à de nouvelles façons de travailler, avec des bureaux paysagers par exemple” , indique le bourgmestre qui prévoit de transformer cet espace gagné en une séniorerie privée avec des prix limités à destination de la classe moyenne.

L’autre point qui interpelle les humanistes concerne les coûts de désamiantage liés à la démolition des anciens pavillons des Jardins de la Chasse. “Celui-ci est passé de 120.000 € à 1,2 million en seulement trois mois, soit le montant initial multiplié par dix. Tout cela parce que la commune veut mener seule cette opération plutôt que de faire appel à Bruxelles-Environnement” , déplore André du Bus.

“Que ce soit pour ce projet ou un autre, nous sommes de toute façon obligés de désamianter !” , rétorque Vincent De Wolf qui assure que le montant prévu par les architectes pour la démolition, soit 5 millions, sera suffisant même si le coût lié au désamiantage a grimpé.

Enfin, le CDH craint que ce patrimoine foncier soit majoritairement converti en logements haut de gamme pour tenter de financer la nouvelle maison communale et qu’il ne revienne pas aux familles etterbeekoises de la classe moyenne ou défavorisées.

“Notre objectif est de vendre à 2.500 € le m², ce qui reste en dessous des prix actuels du marché. Ainsi, nous avons une chance de pouvoir vendre à d’autres personnes que des eurocrates” , indique le bourgmestre.

Réaliste ou pas, le projet est sur les rails. Le CPAS déménagera au printemps et le début du chantier de l’hôtel communal est prévu pour 2015.

Pa. D.

© La Dernière Heure 2013