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Promotion de l’activité physique et sportive auprès des Bruxellois (Charte de Toronto)

Soumis par andredubus le

Interpellation du Minsitre Emir Kir, Membre du Collège de la Commission communautaire française (COCOF), chargé du sport

Monsieur le Ministre,

L'activité physique et la pratique sportive sont des moyens efficaces pour prévenir, diminuer voire limiter les facteurs de risques de maladies non transmissibles. Elles peuvent contribuer à l'amélioration de la santé.

Malgré cette évidence, la pratique sportive n'est pas généralisée. Pourtant, l'Organisation Mondiale de la Santé rappelle régulièrement dans des documents cadres la nécessité de rendre cohérent, complémentaire et transversale toute intervention portant sur l'éducation, la santé et l'action sociale.

Ainsi en 2004, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté un cadre mondial visant à promouvoir l’activité physique et une alimentation plus saine. La « Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’activité physique et la santé » dresse toute une série de recommandations à l’intention des Etats Membres, de l’OMS, des partenaires internationaux, des organisations non gouvernementales et du secteur privé.

Pour aider les Etats, les politiques, les experts à concevoir et à implémenter des politiques encourageant l’activité physique comme variable de santé publique, le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe a mis en place en 2006 un programme intitulé : « Promouvoir l’activité physique au service de la santé : cadre d’action dans la Région européenne de l’OMS ». Ce programme a été suivi par une conférence ministérielle centrée sur la lutte contre l’obésité, considérée à la fois comme épidémie mais aussi comme redoutable défi pour la santé publique. A l’issue de la conférence portant sur l’alimentation et l’exercice physique pour la santé, les Etats membres se sont engagés, dans une charte, à renforcer les mesures de lutte contre l’obésité.

Face aux problèmes de santé, de surcharge pondérale et d’obésité liés à une mauvaise alimentation, et dans la continuité de l’action de l’Organisation mondiale de la santé, la Commission européenne a défini en 2007 une approche intégrée dans le livre blanc : « Une stratégie européenne pour les problèmes de santé liés à la nutrition, la surcharge pondérale et l'obésité ». Une année plus tard, le Groupe de travail de l’UE « Sport et Santé » a approuvé les lignes d’actions en matières d’activité physique dont l’intérêt est d’aider les gouvernements à orienter leurs efforts et à investir dans les projets encourageant l’activité physique.

Pour maintenir un lien et une cohérence entre les engagements politiques, les cadres d’actions, les recommandations, les réflexions entre le niveau international, européen et national, la Belgique a mis en place un Plan National Nutrition Santé. Le programme 2005-2010 doit, normalement, faire l’objet d’une évaluation. J’aimerais savoir, le cas échéant, dans quelle mesure la Cocof est partie prenante dans la procédure d'évaluation pour 2005-2010. Il est bien indiqué dans le texte scientifique du PNNS 2005-2010 que le succès de ce plan dépend de l'implication de tous les acteurs y compris les diverses autorités politiques dont celles ayant en charge le sport.

Quelle évaluation tirez-vous de ces recommandations ? Quelle est la tendance et le niveau de performance de nos politiques de promotion du sport (dépassement de soi) et de toute forme d'activité physique (impératif de santé pour équilibrer une vie sédentaire) ?

Nous disposons d’outils stratégiques pour influencer les déterminants de la santé. La Déclaration de politique générale de la Cocof engage le Collège notamment à encourager une approche transversale des problématiques sociales et de santé mais aussi à créer les liens avec les politiques de logement, de mobilité au niveau régional. Je souhaiterais savoir, comment est-ce que nos politiques impactent les couches sociales faibles (économiquement), les groupes particuliers (personnes âgées, femmes) et modifient leur relation à l'activité physique et aux pratiques sportives.

Partant de l’expérience précédente, tenant compte du fait que le plan 2011-2015 est naturellement déjà lancé ; dans un contexte bruxellois fait d’inégalités de santé, comment est-ce que la Cocof collabore avec les autres niveaux de compétence dont le niveau fédéral pour promouvoir et s’approprier la toute récente charte de Toronto (centrée sur la promotion de l'activité physique ?

Pour rappel, la Charte de Toronto est un appel à lancé à tous les pays. Elle les invite à faire de l'activité physique une priorité. Elle peut être une source de légitimité pour promouvoir et renforcer le PNNS, et renforcer la coopération entre tous les niveaux de pouvoir, du local à l’international et vice versa.

Je vous remercie pour vos réponses.

André du Bus - Le 3 février 2011