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Quelques mots...après cinq mois de silence !

Soumis par andredubus le

Madame, Monsieur,

D'abord, merci à tous ceux qui, auparavant, m'ont permis de donner du sens au mandat de sénateur de communauté qui a pris fin le 24 mai 2014. Je le dis simplement, j'ai beaucoup travaillé, beaucoup investi, et donc beaucoup aimé ce mandat. Une page est désormais tournée.

A nouveau membre du parlement régional bruxellois et de celui de la Fédération Wallonie Bruxelles, j'y siège dans les commissions de la santé, de l'aide à la jeunesse et de l'urbanisme.

C'est bien à ces deux niveaux que je poursuivrai les combats en faveur du handicap, du Service Citoyen, du Conservatoire, de la langue des signes, de la Forêt de Soignes, de la promotion de la santé, de la place du kiné comme acteur de prévention, de la prise en charge de l'inceste, du Double Diagnostic… de tous les dossiers que plusieurs d'entre vous m'ont demandé de porter, en toute confiance. Je continuerai donc à les défendre, avec la même détermination.

Mon propos débutait par la mise en exergue d'un long silence de ma part. Il était inutile de commenter ce qui se résumait à des bruits de coulisses. Mais je ne me suis pas tu pour autant. Ainsi, au sein du cdH, j'ai eu l'occasion de dire mes points d'accord et de désaccords ! En réponse aux besoins de notre pays. Car, oui, la Belgique a besoin d'une nouvelle dynamique, d'un nouveau souffle. Pour dynamiser l'emploi, soutenir les entreprises, avancer vers une fiscalité plus équitable, pour permettre de mieux répondre à l'ensemble des besoins de la population.

Le cdH a refusé de participer à la nouvelle majorité fédérale. A titre personnel j'ai estimé que si les risques de dérive étaient réels, nous aurions dû prendre plus de temps pour tester la compatibilité de nos programmes et de nos valeurs respectives. Certes, je connaissais le discours radical de la NVA. Par exemple leur plaidoyer inacceptable pour la suppression des mutuelles. Mais ce sont aussi les vertus d'une coalition que de temporiser pour aboutir à des décisions équilibrées. La majorité des membres de mon parti a estimé qu'il n'était pas crédible de former un gouvernement fédéral avec la NVA, en cohérence avec les engagements pré-électoraux.

De fait, maintenant que le rideau est levé, les projecteurs allumés, on distingue mieux la scène et ses acteurs. Et, à la lumière des récentes révélations liées à la rentrée parlementaire, je retiens une seule réaction, celle du président du parti nationaliste qui, de Chine, estime qu'il n'en a rien à faire de « ces foutaises qui agitent les francophones ». Voilà qui en dit long sur l'état d'esprit de l'architecte de cette coalition, puisqu'il se définit comme tel. C'est inquiétant car ce mépris rappelle l’objet principal de son parti, inscrit à l'article premier de ses statuts : obtenir l'indépendance de la Flandre. Et donc mettre fin à la Belgique.

Voilà l'environnement politique fédéral dans lequel nous évoluons aujourd'hui. Certains se gaussent de la haute valeur démocratique des récents débats parlementaires enflammés. Certes, pourvu que l'objet de ces diatribes, la présence de deux ministres aux déclarations sulfureuses, déclenche les mêmes vertus que celles d'un vaccin qui, inoculant une infime partie du poison, suscite la production d'anticorps en suffisance ! Parce que les enjeux de tous les Belges sont aussi bien dans la relance socio-économique que dans le bien vivre ensemble. Et le programme gouvernemental porte en cela quelques promesses intéressantes. Soulignées à juste titre par Benoît Lutgen. Il faudra sans doute attendre que le calme revienne quelque peu pour retrouver une dynamique d'échanges qui aboutisse à des textes législatifs porteurs de sens. Et je sais que notre parti formulera des propositions pertinentes. En matière de fiscalité entre autre, le grand oublié de cette nouvelle majorité fédérale.

Mais la pièce n'est pas totalement écrite. De nouveaux coups de théâtre sont prévisibles. Pourvu qu'ils fassent avancer l'intérêt général et, surtout, ne mettent pas en péril un des fondements de notre société belge, celui de la concertation sociale, ce processus qui a fait en sorte que, en Europe, notre pays a le mieux résisté aux conséquences de la crise financière de 2008.

Au niveau bruxellois, impossible de faire l'impasse sur les enjeux liés à la sixième réforme de l’État. La mise en œuvre des nouvelles compétences, spécialement en matière d'allocations familiales et d'emploi, tout comme les nouveaux défis budgétaires et fiscaux qui les accompagnent, nécessiteront du courage et de l'innovation, mais aussi de la compétence et de l'expérience. Je m'investirai pour que le cdH, ici dans la majorité, garde le cap et maintienne ou regagne la crédibilité et le sérieux qui a historiquement toujours été l'atout majeur du parti.

Vigilance, loyauté et investissement restent au rendez-vous du nouveau mandat que vous m'avez confié. Je vous en remercie encore vivement.

André du Bus

Commentaires

Gerlinde (non vérifié)

Merci à toi pour ton message sincère et combien constructif.
Gerlinde

mar, 21 Oct 2014 - 20:02 Permalien
Patrick de Cooman (non vérifié)

Merci de cette mise au point salutaire et équilibrée. Notre pays a besoin de personnalités comme vous, bien plus que d'excités en tout genre, surtout intéressés par l'effet de leurs petites phrases assassines ou de leurs coups de gueule matamoresques.

ven, 24 Oct 2014 - 10:39 Permalien