Intervention à propos des enjeux en Région de Bruxelles Capitale dans le cadre de la lutte contre la radicalisation, en séance plénière des assemblées réunies bruxelloises du 6 février 2015
M. le président.- La parole est aux membres du Gouvernement et des Collèges.
La parole est à M. Vervoort.
M. Rudi Vervoort, ministre-président du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale et président du Collège réuni de la Commission communautaire commune.- Merci pour vos contributions, parfois fort intenses, qui nourriront les réflexions des différents gouvernements bruxellois. Les sujets abordés nous interpellent au plus profond de nous-mêmes, de ce que nous sommes ou de ce que nous pensons être. Ils méritaient aussi d'être abordés de manière globale, plutôt que segmentée dans diverses assemblées.
Le caractère exceptionnel de cette séance réunie est incontestable. Le moment est important, parce que les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons se doublent de la mise à l'épreuve brutale, pour notre pays et notre Région, d'une configuration nouvelle et historique : une configuration politique relativement inédite, un paysage institutionnel nouveau qui investit la Région de compétences en matière de sécurité et de prévention, ainsi qu'une situation de crise tout à fait exceptionnelle qui appelle à l'unité et à la mobilisation contre la violence.
La démocratie a été frappée en plein cœur et nos valeurs sont inlassablement interrogées chaque jour : notre environnement, notre bien commun, la cohésion de notre société, notre histoire commune et multiple, forte de ses différences et de sa capacité à surmonter ses différences et à apporter la cohésion et le vivre ensemble.
Au cœur de ces questionnements, renforcer notre sécurité est la première réponse qui s'impose. Elle s'accompagne immédiatement de cette condition : la réponse de la démocratie s'exerce avec les armes de la démocratie, au travers des institutions qui l'incarnent et qui sont garantes de nos valeurs. La sécurité, ce n'est
pas le bien des uns aux dépens des autres. C'est un droit pour tous, que l'on soit nanti ou faible, d'ici ou d'ailleurs.
(verder in het Nederlands)
Net als u stel ik dagelijks vast hoe de onrust zich meester maakt van het land en hoe onze samenleving verkrampt. Het is onze gezamenlijke verantwoordelijkheid om doortastende maar serene en evenwichtige maatregelen te nemen, zonder het reële risico en de dreiging te minimaliseren.
(poursuivant en français)
Depuis des semaines et par l'application des nouvelles compétences qui échoient à notre Région à la suite de la sixième réforme de l'État, mes services et moi-même entretenons des contacts très réguliers avec les acteurs judiciaires, policiers, communaux en charge de notre sécurité. Je peux témoigner du sérieux du travail qui est effectué, ainsi que de l'ampleur du suivi qui leur est demandé d'assurer.
À cet égard, au premier chef, voici le message clair que je veux porter. Des moyens supplémentaires devront être dégagés pour soutenir les services spécialisés, mais aussi pour soutenir et soulager nos communes. Cela passe par des moyens supplémentaires pour nos polices locales et par un soutien plus appuyé de la police fédérale aux autorités administratives. Qu'on ne s'y trompe pas, la réponse structurelle à ce besoin d'effectifs, notamment sur des lieux stratégiques ou sensibles, est bien celle-là.
C'était notre engagement dans le cadre de la négociation sur les fonds pour les sommets européens. C’est le débat que nous ne nous lasserons pas de porter dans le cadre de l'application de la norme KUL qui coûte tant à Bruxelles. C'est le débat que nous avons ouvert, sans tabou, avec les zones de police, depuis septembre.
Mais nous refusons aussi l'excès et un tout au sécuritaire, à propos duquel des voix s'élèvent déjà pour dire qu'il pourrait s'avérer contre-productif. Le sentiment d'insécurité peut être aussi la réalisation d'une prophétie autoréalisatrice. Le piège est bien connu. Il est de la responsabilité des autorités publiques de l'éviter.
(verder in het Nederlands)
Als er rookgordijnen opgetrokken worden, oneerlijke redeneringen de bovenhand krijgen en mensen systematisch over dezelfde kam geschoren worden, moeten wij een totaal ander discours voeren, namelijk het discours van de rede. In dat discours wordt geweld afgewezen. Dat discours moet onwrikbaar zijn, omdat er krachtige en harde maatregelen moeten worden genomen tegen wie onze kinderen meelokt en een bedreiging vormt voor onze maatschappij.
Deze maatregelen zijn absoluut noodzakelijk, omdat we onze jongeren moeten beschermen tegen een vijand die hun zwakte uitbuit en hen verleidt met een obscurantistisch doel. Het zijn harde maatregelen omdat er kwade bedoelingen schuilgaan achter dit duistere fenomeen, dat afbreuk doet aan de vele individuele en collectieve succesverhalen die we kennen.
(poursuivant en français)
Le départ de nombreux jeunes vers la Syrie ou ailleurs constitue depuis des mois un débat qu'il est difficile aux autorités belges de cerner sereinement. Il faut avoir le courage de le reconnaître et l'honnêteté intellectuelle de le dire. Il faut également rappeler que cette question dépasse largement notre Région bruxelloise, non seulement en termes d'enjeux, mais également de compétences.
Aujourd'hui, il ne peut plus être question de louvoyer. Il nous faut une réponse, mais une réponse collective.
Je me réjouis à cet égard que cette question ait été mise il y a quelques jours à l'agenda de la concertation entre les différents niveaux de pouvoir. La Région bruxelloise sera attentive au suivi de ces travaux. J'insisterai pour que des mesures concrètes soient rapidement prises pour soutenir les pouvoirs locaux.
Ne nous trompons pas de réponse et ne nous trompons pas de débat. Notre gouvernement refuse de tomber dans les raccourcis qui mêlent intégration et radicalisation. Entre émotion et indignation, nous devons rester lucides et garder une hauteur de vue qui sied à toute démocratie en pareille situation. En effet, le terrorisme de quelques-uns ne peut pas aboutir à la condamnation indiscriminée d'une religion ou d'une partie de nos concitoyens, quelles que soient leurs origines proches ou lointaines.
Face à l'horreur et à la barbarie qui alimentent tous les extrêmes, nous refuserons cet écueil. L'heure n'est pas à la division, mais à l'unité. Le discernement est d'autant plus nécessaire que nous sommes devant un problème aux réalités complexes et multiples.
Nous devons trouver les bons moyens pour combattre ceux qui utilisent le mépris de soi et le repli pour les transformer en haine des autres, quelle qu'en soit la forme : racisme, islamophobie ou antisémitisme.
Les replis identitaires seraient devenus une sorte de bouclier, de refuge. Nous nous y refusons et voulons y opposer une société inclusive, tolérante, juste et solidaire.
(verder in het Nederlands)
Sommigen zullen ons afschilderen als utopisten, maar we willen geen discours van angst, verstoting, onrust en agitatie voeren. We willen realistisch en positief zijn. Daaraan werken we voortdurend.
We moeten het buurtwerk voortzetten, de sociale cohesie in de wijken versterken en aandacht besteden aan het onderwijs in de scholen om de jongeren te ondersteunen bij het ontwikkelen van een kritisch standpunt.
We moeten hun de kans bieden om hun situatie te verbeteren. Dit is immers geen geïsoleerde problematiek.
Er zijn tal van acute problemen die onze aandacht moeten krijgen, zoals sociaal-economische problemen, de kwaliteit van het onderwijs, het vinden van werk en een fatsoenlijke woning.
(poursuivant en français)
Nous continuerons à nous battre pour l'avenir de notre jeunesse, qui peut parfois se sentir incomprise ou oubliée, car nous devons lui donner des perspectives positives. Il s'agit là du véritable défi de notre époque, au-delà de tout phénomène de crise que nous aurions à affronter plus ou moins durablement.
Notre société doit donner une place à chacun, quelles que soient son origine, sa philosophie ou sa religion, en respectant une dimension essentielle : le vivre ensemble, qui est notre bien commun. C'est d'ailleurs l'objet d'un plan plus général, concret et novateur, auquel nous réfléchissons avec l'apport des contributions formulées aujourd'hui.
J'en reviens à la question du radicalisme et de sa prévention. Notre Région propose une approche intégrale de cette problématique. La méthode que nous avons choisie consiste à consulter les communes les plus touchées, dans un premier temps, pour répondre aux besoins exprimés sur le terrain. Comme cela a été dit ce matin, les dix-neuf communes sont toutefois concernées, même celles qui estiment ne pas l'être. Une collaboration entre toutes les communes et les six zones de police est donc indispensable. Il n'était nullement question d'exclure des communes de ce dispositif, mais de partir d'un premier noyau d'expériences partagées pour, très rapidement, en étendre l'application et l'approfondir en évitant les duplications.
Nous partageons le sentiment d'urgence exprimé sur cette question. La lutte contre le radicalisme était d'ailleurs inscrite dans la déclaration de politique régionale présentée en juillet dernier. Nous avons entamé ce processus et organisé de nombreuses réunions depuis octobre, avec le pouvoir fédéral, les zones de police, les communes, l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM), les Parquets, la Sûreté de l'État, des experts universitaires et le coordinateur européen pour la lutte contre le terrorisme. Tous ces contacts étaient nécessaires pour embrasser complètement le champ des réponses possibles.
L'objectif prioritaire est désormais de mettre en place, le plus rapidement possible, un dispositif qui donne à l'ensemble des communes et à tous les intervenants actifs dans notre Région les outils d'une politique de prévention et d'appréhension adéquate du phénomène.
La sixième réforme de l'État attribue à notre Région de nouvelles compétences et responsabilités. Le cadre que nous devons investir est celui de l'intelligence institutionnelle, de la transversalité des politiques, du relais utile, respectueux de ce qui a précédé cette reconfiguration, volontaire dans les impulsions et les appuis
que ce nouveau rôle nous permet.
L'objectif de ce dispositif est de répondre au plus près aux besoins exprimés par les communes et les habitants de notre Région, sans discrimination, ni stigmatisation.
Les diversités culturelles de notre Région constituent une richesse. En tant que pouvoir public, nous soutiendrons de manière encore plus forte les conditions de rencontres et d'échanges qui contribuent à des interactions positives, notamment afin d'éviter les logiques d'entre-soi et d'assignation identitaire.
Au-delà du dispositif que je vais détailler dans quelques instants, il est évident que d'autres aspects de nos politiques seront concernés. Je pense à l'enseignement, à l'aide à la jeunesse ou à la lutte contre le décrochage scolaire. Celle-ci bénéficie d'un soutien accru, notamment au travers du Plan garantie jeunes, qui intègre l'amplification du dispositif d'accrochage scolaire (DAS) et de meilleurs liens avec le dispositif Time Out de la VGC.
Je pense aussi à la formation, à l'accès à l'emploi, au logement et à la cohésion sociale de manière générale.
Plus que le vivre ensemble, nous souhaitons encourager le faire ensemble, ainsi que l'empathie entre nos concitoyens. Ce caractère intégré et transversal fera l'objet d'une attention particulière dans la mise en œuvre de nos propres politiques, mais aussi dans nos contacts avec les autres niveaux de pouvoir compétents pour certaines matières.
En effet, la prévention de ce phénomène passe par une collaboration avec tous les services actifs au niveau local, régional, communautaire et fédéral. La complémentarité est une condition de réussite essentielle pour prévenir les crispations ou frustrations qui peuvent mener à des attitudes de repli sur soi, voire de radicalisation.
(verder in het Nederlands)
Onze aanpak is gebaseerd op een positief en inclusief proces dat steunt op principes als solidariteit, gelijkheid en het niet discrimineren van onze medeburgers. Die benadering is gericht op alle gemeenten in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest, of ze nu geconfronteerd worden met jongeren die naar Syrië vertrekken of niet. Opdat deze aanpak op lange termijn doeltreffend zou zijn, moet hij op het volledige grondgebied van het gewest en daarbuiten worden toegepast.
(poursuivant en français)
Dans ce contexte, les mesures proposées seront intégrées dans le Plan régional de prévention dont le nouveau cycle pluriannuel commencera en juillet 2015.
Ces mesures seront prises en concertation avec les autres niveaux de pouvoir afin de garantir une complémentarité des politiques mises en œuvre. M. De Wolf a critiqué le manque d'ambition par le fait d'avoir seulement prévu un million d'euros pour l'organisme. Il n'était pas présent en commission, mais le gouvernement a décidé d'inscrire un montant symbolique visant à l'ouverture de l'allocation budgétaire pour les nouvelles compétences qui nous étaient dévolues depuis la sixième réforme de l'État.
M. Vincent De Wolf (MR).- Il vous faut dépasser les symboles.
M. Rudi Vervoort, ministre-président du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale et président du Collège réuni de la Commission communautaire commune.- Le gouvernement s'est donc engagé, lors du premier ajustement budgétaire et en fonction de la réalité des transferts pour certaines compétences, à réévaluer les montants en fonction des nécessités.
Si besoin était, je peux donc vous confirmer que le montant d'un million sera largement insuffisant pour faire fonctionner l'organisme dont il est question. En effet, il sera doté de plusieurs dizaines de personnes soit transférées, soit engagées.
Je tiens par ailleurs à rappeler que, indépendamment de l'organisme, la Région consacre déjà plus de 20 millions d'euros par an au Plan bruxellois de prévention et de proximité en soutien à l'ensemble des politiques communales.
Très concrètement, le dispositif de prévention du radicalisme se structurera autour de deux axes d'intervention. Tout d'abord, à l'attention des acteurs locaux via des modules de formation et de sensibilisation pour des agents communaux, les gardiens de la paix, les éducateurs de rue ou les policiers.
Spécifiquement pour les policiers, la formation Copra sera élargie et donnée en formation de base comme en formation continuée au sein de l'École régionale et intercommunale de police (ERIP), dans laquelle la Région a l'intention de s'investir de manière plus importante, comme le précise notre accord de majorité.
Par ailleurs, cela se traduira également par des formations et sensibilisations des jeunes à une approche socio-historique critique. Cette formation s'inscrit dans une démarche de réappropriation historique et de construction positive de son identité.
Ensuite, le deuxième axe d'intervention prévoit un accompagnement des familles de jeunes ou de tiers concernés. Cet axe est indispensable, car il répond à une urgence sociale.
La priorité est d'organiser un point de contact pour permettre un accompagnement psychosocial au travers des structures locales. Un travail d'identification des partenaires est déjà en cours. Par ailleurs, à la suite de nombreuses consultations menées au cours des derniers mois, la Région s'engage à huit actions concrètes.
Cela passe évidemment par la mise en place d'un réseau structuré de personnes de contact issues de différents niveaux de pouvoir. La coordination sera assurée par mon cabinet et le suivi sera pris en charge par l'Observatoire bruxellois pour la prévention et la sécurité qui sera transféré au sein de l'OIP Bruxelles Prévention et Sécurité. Cela passera notamment par l’encouragement à la désignation d'un chargé de projet de prévention comme point de contact par zone de police pour celles qui n'en sont pas encore dotées.
Cela nécessite premièrement une modification culturelle de l'approche de la prévention. Jusqu'à présent, cette dernière a toujours été gérée exclusivement au niveau communal. L'idée n'est évidemment pas de reprendre cette compétence aux communes, mais de permettre un décloisonnement et une plus grande transversalité entre nos dispositifs communaux, comme cela se fait déjà dans plusieurs communes de la zone Bruxelles-Ouest.
En effet, comme c'est le cas de nombreux phénomènes, le radicalisme ne connaît ni les frontières des communes, ni celles de la Région. Cette coordination servira à garantir la transversalité entre tous les intervenants impliqués dans la chaîne de prévention et de sécurité.
Je profite de l'occasion pour délivrer un petit message de service. Il s'agit également d'un enjeu politique pour notre Région. En effet, je crois que, dans d'autres agendas, certains nous attendent au tournant quant à l'organisation institutionnelle de notre sécurité. Ne nous y trompons pas : si nous ne réussissons pas la transversalité et la coordination entre les six zones de police, le débat sur le maintien ou non des six zones de police dans notre Région reviendra immanquablement sur la table de manière forte. Ne perdons donc jamais de vue que notre modèle institutionnel, toujours en mouvement, est remis en question à chaque fois. Pour d'aucuns, il n'a pas sa place dans le paysage institutionnel belge.
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Ten tweede worden er op structurele wijze referentiepersonen, deskundigen van lokale en federale diensten en van de universiteiten, ingezet om het fenomeen beter te begrijpen en op te treden met gepaste instrumenten. Er zijn reeds gesprekspartners aangesteld. Het wordt een dynamische aanpak met een terugkoppeling naar de gemeentelijke realiteit. Tevens zal aan de projectverantwoordelijken een specifieke vorming op maat geboden worden. Het is de bedoeling om snel eerstelijnswerkers of omkaderingspersoneel
het terrein op te sturen.
(poursuivant en français)
En troisième lieu, initier, soutenir et développer des actions de sensibilisation ou de formation. Cela seformalisera d’abord sous la forme de projets/expériences pilotes, éventuellement en commun avec les autres niveaux de pouvoirs, pour une action commune dans les écoles et milieux associatifs : service d'aide en milieu ouvert (AMO), maisons de quartiers et maisons de jeunes. Des contacts ont déjà été pris à ce sujet avec la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Région flamande.
En quatrième lieu, informer les différents partenaires des initiatives existantes au niveau de la Région et ailleurs, avec comme objectif de diffuser les bonnes pratiques belges ou étrangères. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'herbe n'est pas nécessairement plus verte ailleurs. Nous avons, nous aussi, de bonnes pratiques à faire valoir à l'extérieur, comme nous devons nous montrer réceptifs aux bonnes pratiques déployées dans d'autres parties du monde.
Ce travail se fait en collaboration avec le Forum belge pour la prévention et la sécurité urbaine, qui mène déjà un travail similaire et dont les travaux sont appréciés par les communes, bien au-delà de notre Région. L’objectif immédiat, en réponse à une demande formulée par les communes, est de procéder à l’inventaire des formations disponibles et des outils pédagogiques pouvant être mis à disposition et diffusés.
(verder in het Nederlands)
Ten vijfde, moeten we informatie en bijstand bieden aan jongeren, ouders en andere betrokkenen of derden die zich zorgen maken.
Deze maatregel beantwoordt aan een dringende sociale behoefte en is onder meer bedoeld voor ouders die niet weten waar ze verontrustend gedrag moeten melden. De ouders van de betrokken jongeren vragen daar al lang om, maar vonden tot nu toe geen gehoor.
Hoe we dat concreet zullen invullen, moeten we nog beslissen. We denken eventueel aan het opstarten van een website of een groen nummer. Via die weg kan informatie worden gegeven over radicalisme en de vragen die daarmee verband houden.
Het is in de eerste plaats de bedoeling de doelgroep informatie te verschaffen over de verschillende vormen van radicalisering en over de risico's die jongeren lopen, wanneer zij naar Syrië of een ander conflictgebied vertrekken.
(poursuivant en français)
En sixième lieu, servir de relais pour les demandes formulées par les communes auprès des autorités politiques et judiciaires, notamment par une meilleure information des autorités administratives et l'amélioration du suivi de ceux qui reviennent. Cela rejoint l'action développée au premier point, mais en répondant à la question spécifique du suivi des personnes.
Les autorités locales, à travers l'ensemble des bourgmestres présents, souhaitent une directive claire quant au suivi à accorder aux personnes qui se trouvent sur la liste, notamment en termes d'approche et de dangerosité pour le personnel qui serait amené à être engagé.
Dans ce rôle de coordination, mon cabinet a déjà pris les contacts utiles avec les différents partenaires, pour clarifier cette question et permettre la mise en place d'une politique de prévention active au niveau local. C'est notamment dans ce contexte que s'inscrit la réunion à laquelle M. Clerfayt a fait allusion.
Toujours concernant ce sixième point, qui concerne les bourgmestres, j'ajoute que tout en étant en première ligne comme mandataires locaux, ils peuvent parfois se sentir un peu démunis dans leur capacité de réaction et d'information.
Heureusement, les bourgmestres se parlent entre eux. Pour lutter efficacement contre le phénomène de la radicalisation, il est cependant indispensable que la Région coordonne également un flux d’informations qui permettra aux dix-neuf bourgmestres d'être au même niveau de connaissance.
(verder in het Nederlands)
Ten zevende moeten we een netwerk van externe partners opzetten om individuele situaties te volgen. Het is de bedoeling om te bepalen welke actoren ingeschakeld kunnen worden, namelijk OCMW's, ziekenhuizen, psychologen, psychiaters en juridische eerstelijnsbijstand, en die eventueel op gedeelde basis in te zetten. Op termijn moeten we voorzien in preventieve of curatieve begeleiding voor jongeren die terugkeren uit Syrië.
Dat kan gaan van sociale bemiddeling tot juridische bijstand en psychomedische hulpverlening.
(poursuivant en français)
En huitième lieu, avec le soutien du niveau fédéral, européen et international, il faut rechercher des ressources d'expertises reconnues et de financement de projets. Ce travail est déjà en cours, à la suite de la rencontre que j'ai eue avec le coordinateur européen pour la lutte contre le terrorisme. Des projets de subsides sont déjà à l'étude via l'Observatoire bruxellois pour la prévention et la sécurité (OBPS) et le Service public fédéral (SPF) Intérieur. Des formations seront également proposées aux communes.
Mon gouvernement et moi-même ne restons pas attentistes au sujet de la problématique de la radicalisation. Outre le départ de jeunes, ce qui m’inquiète en tant que représentant de la Région, c’est le fait que certains puissent concevoir ce type de discours comme une voie, une échappatoire à notre réalité.
Ce phénomène ne doit pas être minimisé, mais ne doit pas non plus devenir anxiogène. Nous devons tous prendre conscience de ce problème, car derrière certaines postures, bien ou mal intentionnées, sont alimentées les crispations ou les frustrations des citoyens de notre Région.
Pour illustrer mon propos, je citerai le célèbre auteur Amin Maalouf, qui écrivait ceci dans son livre Les identités meurtrières : "L’identité n’est pas donnée une fois pour toutes. Elle se construit et se transforme tout au long de l’existence. C’est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c’est notre regard qui peut les libérer."
Cette question m’apparaît essentielle et a été évoquée lors de plusieurs interventions aujourd'hui. Nous devons éviter d’enfermer les gens dans une seule dimension de leur identité.
(verder in het Nederlands)
In die context en in het licht van de uitdagingen waarmee we geconfronteerd worden, ben ik ervan overtuigd dat we moeten blijven inzetten op lokale initiatieven, maar tevens moeten ijveren voor de verdere inclusie van de inwoners van het gewest. Hiervan zullen we werk maken via het voorgestelde programma, maar ook via een aantal nog te nemen initiatieven op het vlak van werkgelegenheid, territoriale ontwikkeling, huisvesting, toegankelijkheid en mobiliteit.
(poursuivant en français)
Comme vous le percevrez dans les interventions éventuelles de mes collègues, notre première ambition doit être celle du rassemblement, sur le modèle de la commission plénière conjointe organisée aujourd'hui.
La décision de déposer un plan bruxellois du vivre ensemble, qui dépasse la question singulière du radicalisme et qui élargisse l'horizon du projet de société bruxellois, est commune à la Région, à la Cocom, à la VGC et à la Cocof. Elle traduit avec vigueur cette ambition et témoigne de notre volonté d'apporter une réponse forte et collective.
(Applaudissements sur les bancs de la majorité)
Commentaires
Merci André de nous communiquer cette réponse du Ministre Rudy Vervoort, à ton interpellation. Je ne sais pas si beaucoup de personnes se rendent compte du travail parlementaire ? Dans cette période, pour le moins " troublée" le citoyen lambda, se rend compte qu'il y a quand même, des mandataires tels que toi, qui font du bon travail.
On lit les journaux, les magazines ( en progression dans les ventes) preuve que il y a de l'intérêt " à comprendre" la situation vis-à-vis de certaines questions cruciales, qui orientent notre qualité de vie, et mettent nos valeurs en danger. Il y a parfois, comme ce matin, lorsque l'on lit dans La Libre la carrière de Fouad Belcacem , QU'ON N'EN CROIT PAS SES YEUX ! il dit - ou a dit ? " Ne croyez pas que l'on ait un gramme de respect pour vous, pour votre style de vie, pour votre manière de penser ou pour votre système. On a notre religion qui est supérieure à votre religion, on a notre système qui est supérieur à votre système, et on a nos valeurs, qui sont supérieures à vos valeurs ... Si vous ne voulez pas accepter la sharia qui va vous dominer, déménagez, allez au Pôle Nord par exemple. Ou vous l'acceptez, ou vous vous tirez, c'est très simple. " Je suis consternée !