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Réforme de la formation des kinésithérapeutes

Soumis par andredubus le
Question à Monsieur Jean-Claude Marcourt, vice-président, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias

M. André du Bus. – Monsieur le Ministre, un groupe de travail mixte réunissant hautes écoles et universités se réunit depuis 2013 pour élaborer un programme de formation en kinésithérapie sur cinq années en rendant possible la codiplomation. Cette réforme devrait permettre aux kinés d’avoir une formation de base durant leur baccalauréat de trois ans et de se spécialiser lors des deux années de master comme cela se fait en Flandre. Je me réjouis que cette réforme permette d’harmoniser nos formations avec la Flandre et de clôturer le débat sur un différentiel de cursus entre ceux qui auraient opté pour quatre années d’études et ceux qui auraient opté pour cinq ans. Selon les dernières informations que vous m’avez données en commission, les conclusions du groupe de travail mixte devaient vous être remises le 30 septembre par l’Ares, l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur, afin que la réforme soit opérationnelle à partir de l’année académique 2016-2017.

Avez-vous pu en prendre connaissance ? Quelles sont-elles ? Je m’interroge également sur l’organisation de la codiplomation des hautes écoles et des universités. C’est une belle opportunité pour nos établissements qui pourront jouer sur leur complémentarité afin d’assurer une bonne formation aux étudiants. Mais son organisation doit être difficile à manœuvrer, notamment en raison de l’apparition des pôles dans le nouveau paysage de l’enseignement supérieur. Voici donc les questions que je souhaite vous adresser. Cette codiplomation sera-t-elle possible ou obligatoire ? En fonction de quels critères a-t-elle été réfléchie ? Quel sera le rôle des pôles dans cette codiplomation ? Ne risquent-ils pas de pousser les hautes écoles à s’associer avec les universités du même pôle afin d’éviter toute concurrence ? Les hautes écoles auront-elles encore la liberté de s’associer avec qui elles veulent et pas uniquement avec des établissements de leurs pôles ?

M. Jean-Claude Marcourt, vice-président et ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias. – Cette question est fort intéressante mais je ne puis, en l’état actuel des choses, qu’y répondre très brièvement. Je n’ai pas reçu le rapport le 30 septembre mais je devrais en disposer le 30 novembre au plus tard. Je propose dès lors de revenir sur l’ensemble des questions à ce moment-là.

M. André du Bus. – J’en prends acte.