Question orale de André du Bus, député, à Fadila Laanan, Ministre de la Culture, de la Santé, et de l’Egalité des chances
Réponse de la Ministre > ICI <
Madame la Ministre,
Le 27 janvier 2014, une délégation de parents d’autistes et l’association Inforautisme ont rencontré la ministre fédérale de la santé publique Laurette Onkelinx en vue de dénoncer la situation très problématique de l’autisme en Belgique. Ils lui ont soumis un Plan Autisme qui propose des nouvelles mesures pour améliorer la situation de l’autisme en Belgique.
Aujourd’hui, l’autisme affecte environ 45 000 personnes en Fédération Wallonie-Bruxelles et les mesures d’accompagnement et de soutien pour les parents d’autistes sont estimées insuffisantes. Beaucoup de parents doivent arrêter de travailler en vue de s’occuper de leur enfant, faute de structures d’accompagnement adaptées. Certaines familles tombent dans la précarité, ce qui rend la situation d’autant plus difficile.
La ministre Laurette Onkelinx a répondu à ces revendications en annonçant qu’elle s’engageait à prendre davantage en considération les questions relatives au recensement des personnes autistes en Belgique, un remboursement des séances de logopédie, un futur statut d'aidant proche pour les parents d’autistes, une révision des grilles d'évaluation qui prévoit la prise en charge des déficiences neuro-sensorielles.
Outre sa portée fédérale, le plan autisme touche aussi des compétences communautaires en matière de prévention de la santé. Le dépistage précoce est l’une des principales revendications des parents, en raison notamment d’études ayant démontré « qu’une intervention précoce et adéquate auprès de l’enfant avec autisme permet un meilleur développement de ses capacités et à terme, un meilleur pronostic d’autonomie et d’épanouissement ».
Enfin, il est de plus en plus question des problèmes de Double Diagnostic, à savoir les personnes atteintes d'un handicap mental qui développent par ailleurs des troubles de santé mentale. Les personnes atteintes d'autisme sont souvent touchées par cette problématique. Le grand problème est qu'il n'existe quasi pas d'institution à même de prendre en charge ces situations très lourdes et très douloureuses pour les familles. La collaboration entre les différents niveaux de pouvoir afin de construire une réponse conjointe handicap et santé mentale semble particulièrement difficile à initier.
A ce propos, Madame la Ministre, je vous adresse les questions suivantes:
Parmi les difficultés, l’une d’entre elles vise la FWB, qui manque cruellement de professionnels formés à l’approche comportementale et aux méthodes d’intervention éducatives spécifiques associées. Des formations ou sensibilisations existent-elles à l’égard des médecins, pédiatres ou professionnels de l’enfance et de la santé afin qu’ils soient en mesure de détecter au plus vite les symptômes liés à l’autisme chez les jeunes enfants ?
Un dépistage plus systématique à l’autisme lors des consultations des pédiatres ou des professionnels de la petite enfance (notamment via l’ONE) serait-il envisageable? Que disent les experts à ce sujet ?
L’accompagnement et le soutien à l’autisme relevant des politiques fédérales, communautaires et régionales, - je pense plus particulièrement aux personnes atteintes d'autisme qui développent, par ailleurs, des troubles de santé mentale (on parle de Double Diagnostic), ce qui impose une intervention du secteur du handicap et de celui de la santé mentale-, des mécanismes sont-ils prévus pour assurer une meilleure cohérence entre les entités afin d’éviter les doubles emplois ou les lacunes et veiller à une utilisation optimale des ressources ?
Je vous remercie pour les réponses que vous pourrez m’apporter
Pour lire la réponse de la Ministre, cliquez ici