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Sensibilisation à la fibromyalgie

Soumis par andredubus le
Discussion en séance plénière de la proposition de résolution relative à la sensibilisation à la fibromyalgie, déposée par Mme Martine Payfa, M. Zahoor Ellahi Manzoor, Mme Anne-Charlotte d’Ursel, Mme Barbara d’Ursel–de Lobkowicz, M. André du Bus de Warnaffe et Mme Zoé Genot, au nom de la commission de la Santé, en application de l’article 18.4 du Règlement 19 (2014-2015) n° 1

Le texte de la résolution ainsi que le rapport de la discussion parlementaire sont accessibles dans les documents du Parlement francophone bruxellois en cliquant ici.

Mme la présidente.- La discussion générale est ouverte.

[...]

Mme la présidente.- La parole est à M. du Bus de Warnaffe.

M. André du Bus.- Merci à Mme Payfa d'avoir mis cette résolution à l'ordre du jour. Celle-ci permet d'attirer l'attention des autorités de la Cocof, compétentes en matière de santé, sur cette maladie mal connue et incomprise.

Nous connaissons tous ou avons tous connu quelqu'un qui est touché par cette maladie et il est vrai que l'angoisse et les interrogations qui en découlent peuvent durer pendant des mois. Le patient ne comprend pas bien ce qui lui arrive et de nombreux médecins peinent à le diagnostiquer.

L'enjeu est précisément de poser un diagnostic pertinent sans qu'il n'y ait de confusion avec d'autres maladies associées. Dans le même temps, il faut demeurer à l'écoute de ces maladies puisque l'on sait que certaines fibromyalgies peuvent se greffer à des dépressions, des scléroses en plaques ou d'autres pathologies.

Cette maladie complexe touche le système nerveux central, le système immunitaire et le système hormonal. Il existe des facteurs perturbateurs et déclencheurs. La maladie débute souvent par une douleur localisée qui s'étend à l'occasion d'un choc, d'un stress, d'un accident, voire même d'un accouchement.

Le traitement est multifactoriel et tient à la fois du traitement médicamenteux, de l'accompagnement psycho-éducatif, de la rééducation physique... À cet égard, le rôle du kinésithérapeute est particulièrement important.

Je me réjouis que le dernier point de la résolution souligne l'urgence et la nécessité de maintenir au minimum une séance de kinésithérapie par semaine. En effet, de par sa formation, le kinésithérapeute maîtrise bien les systèmes ostéo-articulaires et musculo-squelettiques qui sont fortement sollicités par la fibromyalgie.

L'enjeu pour le kinésithérapeute est d'apprendre au patient à vivre avec cette maladie, à restaurer une relation plus harmonieuse avec son corps. Dans cette optique, une séance par semaine est un minimum.

Je termine en rappelant la difficulté pour notre entité d'avoir un pouvoir effectif sur un enjeu de cette nature, car la prise en charge est avant tout assurée par le niveau fédéral. Celui-ci a déjà adopté une résolution en la matière.

J'invite donc la ministre de la santé à prendre contact avec son homologue au niveau fédéral, pour voir quels sont les suivis qui sont accordés aux initiatives déjà prises à d'autres niveaux de pouvoir.

La conférence interministérielle de la Santé est un espace pertinent pour évoquer ce type de pathologie.

J'ajoute enfin que j'ai pris contact avec le service de l'unité d'algologie de l'Université catholique de Louvain (UCL) qui soutenait à 100% l'ensemble des propos et des recommandations repris dans la résolution.

(Applaudissements)

[...]

Mme la présidente.- La parole est à M. du Bus de Warnaffe.

M. du Bus.- Dans le cadre d'une résolution, il n'appartient pas à un parlement de s'adresser directement au gouvernement d'une autre entité fédérée ou au gouvernement fédéral. En effet, en l'espèce, le Parlement francophone bruxellois doit s'adresser au gouvernement francophone bruxellois afin que celui-ci prenne les contacts avec le gouvernement fédéral.

[...]

Mme la présidente.- Je pense que les points de vue sont bien compris.

Mme la présidente.- La parole est à M. du Bus de Warnaffe.

M. André du Bus.- L'enjeu important tient à la notion d'invalidité. En effet, l'incapacité de travail est déjà partiellement prise en charge, car elle est en partie reconnue dans le cadre du traitement de cette pathologie.

L'enjeu ne réside donc pas tant dans la question de l'incapacité de travail, mais bien dans celle de l'invalidité et des indemnités qui en découlent. Il est impossible d'apporter une solution à cette problématique en une heure ou deux ! Celle-ci doit en effet faire l'objet de réels débats, de consultations et de nouvelles auditions.

Par ailleurs, elle ne concerne pas du tout notre niveau de compétences.

Mme la présidente.- Nous procéderons tout à l'heure au vote nominatif sur les amendements, les considérants réservés, les points réservés et sur l'ensemble de la proposition de résolution.