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Sensibilisation à l’autisme

Soumis par andredubus le

Question de M. André du Bus de Warnaffe à Mme Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances, intitulée « La journée mondiale de sensibilisation à l’autisme »

M. André du Bus de Warnaffe (cdH). – Ce 2 avril a lieu la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. L’autisme handicape les personnes dans leurs compétences de communication et de relation sociale. Ce matin, les acteurs de ces mouvements ont tenu une conférence de presse au parlement fédéral pour rappeler leurs revendications comme une meilleure diffusion des bonnes pratiques connues aujourd’hui internationalement, la nécessité d’établir un cadastre de l’offre des services disponibles ainsi qu’un inventaire plus précis des populations cibles.

Selon certaines sources, quarante-cinq mille personnes seraient touchées aujourd’hui par l’autisme en Belgique, ce qui est assez impressionnant. Ces mouvements demandent également d’assurer la formation des professionnels, de gérer les conflits, dans le cadre des troubles du comporte- ment, de résoudre le problème du double diagnostic, d’établir un plan autisme au niveau national et de valoriser des plans autisme individualisés. Le 11 février dernier, je vous interpellais sur ce sujet et vous me répondiez que certaines revendications n’étaient pas directement de votre ressort. Plus précisément, vous nous disiez qu’en matière de dépistage précoce, vous vous heurtiez à des considérations divergentes émanant des ac- teurs médicaux de l’ONE. Vous nous apportiez aussi une réponse sur le problème du double diagnostic et précisiez cependant que vous souhaitiez parvenir au développement d’une approche globale, cohérente et organisée en réseaux. Quelle est la situation, six semaines plus tard ? J’ai bien noté votre engagement et je voudrais vous entendre à ce sujet.

Mme Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances. – Monsieur du Bus, il est exact que nous avons évoqué ce problème en commission il y a six semaines. Le dossier n’a guère évolué mais il devra être pris en charge par les prochains gouvernements, fédéral, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et même régionaux. Au niveau fédéral, Mme Onkelinx s’est engagée à contrôler les mesures à développer pour les huit centres de référence, les six services d’accompagnement et les services de formation. Des formations sont toujours organisées par l’ONE pour les professionnels, comme les médecins ou les travailleurs médico-sociaux.

Le gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles devra s’inscrire, lors de la prochaine lé- gislature, dans un plan intégré transversal qui permette de tenir compte de l’ensemble des différentes compétences. Nous avons la volonté d’intervenir mais, en cette période de fin de législature, il est difficile de mettre en place ce type de dispositif même si les parents d’enfants autistes estiment que les dispositifs actuels sont insuffisants.

M. André du Bus de Warnaffe (cdH). – Nous semblons tous d’accord pour mettre la définition d’un plan sur l’autisme à l’ordre du jour de la négociation de la prochaine déclaration de politique communautaire. Je vous engage également, madame la ministre, à veiller à ce que, suite au transfert de la compétence de la Santé, la Conférence interminis- térielle sur la Santé publique prenne en considération l’aspect transversal de cette question. Cela nécessitera inévitablement la mobilisation de moyens encore plus dispersés qu’aujourd’hui. Les parents d’enfants autistes et, plus généralement, porteurs d’un handicap ne s’y retrouvent déjà plus face à cette multiplication des compétences.