Aller au contenu principal

« Somnifères et calmants, réfléchissez avant de consommer »

Soumis par andredubus le

Question orale d’André du Bus à Fadila LAANAN, Ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’égalité des chances.

Madame la Ministre,

Malgré les efforts réalisés ces dernières années pour sensibiliser la population à la diminution de la consommation de somnifères et tranquillisants, force est de constater que la Belgique reste le premier consommateur mondial. 13.5 millions de doses ont ainsi été vendues en 2011. Selon la dernière enquête de santé, un Belge sur 10 avait pris un somnifère deux semaines avant l’enquête et un sur 12 avait pis un calmant.

Bien que ces médicaments puissent apporter, dans certains cas, une solution temporaire pour surmonter une épreuve difficile, il existe un grand risque de dépendance ou d’accoutumance à ces médicaments. De plus, leurs prises n’éliminent pas la cause sous-jacente du problème. Elle provoque souvent, en cas de consommation plus régulière, des effets secondaires qui entravent le bien-être de la personne (trouble de mémoire, de la concentration, dépression, chutes,…).

En termes de prévalence, on constate que les femmes consomment nettement plus que les hommes. Les personnes âgées et les personnes à faible niveau de formation sont également plus particulièrement touchées.

Dès lors, le 21 décembre dernier, le SPF Santé Publique a lancé une nouvelle campagne sur les somnifères et les calmants, dont le slogan est « Somnifères et calmants, réfléchissez avant de consommer », ciblée sur l’information aux non-consommateurs et aux consommateurs récents des risques liés à l’usage inadéquat de somnifères et de calmants dans le traitement de l’anxiété, du stress et des troubles du sommeil. Le but étant de donner d’autres pistes pour aborder le problème vécu.

Madame la Ministre, bien que le contrôle de la consommation de ces médicaments, par le biais des prescriptions médicales, s’inscrive bien sûr dans les compétences fédérales, il me semble important que la FWB puisse s’associer à cette initiative. Au travers (et en dehors) des démarches régulières de la FWB pour prévenir globalement les risques d’assuétudes, la FWB met-elle en place des moyens pour toucher spécifiquement ce type de dépendances insidieuses et fréquentes ; surtout auprès des publics plus à risque, tels que les femmes, les personnes âgées et les personnes à niveau socio-éducatif plus bas ? Une concertation a-t-elle eu lieu avec votre homologue du fédéral pour élaborer et diffuser la campagne du SPF Santé Publique?

 

Je vous remercie pour les réponses que vous pourrez m’apporter. André du Bus – 22.01.2013