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Pour Réduire les nuisances liées au survol des avions, André du Bus prône l'allongement de la piste 25L.
Depuis l’entrée en vigueur, le 6 février, du plan de répartition des nuisances liées au survol des avions du secrétaire d’État à la Mobilité, Melchior Wathelet (cdH), les habitants d’Auderghem, de Boitsfort et d’Etterbeek sont de plus en plus nombreux à se plaindre du bruit des avions. En cause : le dédoublement du virage à gauche visant à soulager les riverains de l’Oostrand (Crainhem, Wezembeek, Woluwe-St-Pierre) qui étaient survolés par 60 % des avions qui décollent de la piste principale 25R, soit 40 % des avions partant de Brussels Airport.
Face à la forte mobilisation des riverains, plusieurs partis politiques parlent désormais de modifier, voire de suspendre ce plan. "Un simple retour à la situation antérieure n’est pas possible. La surcharge était vraiment trop importante pour l’Oostrand. Il faut apporter une solution structurelle pour diminuer le survol d’habitations sur le long terme", indique André du Bus (cdH), sénateur de communauté.
La solution avancée par ce dernier est inédite : il s’agit de réaménager la piste 25L qui est actuellement sous-utilisée. En effet, cette piste qui est parallèle à la 25R mais située légèrement plus à l’est ne sert que pour des atterrissages depuis l’est vers l’ouest. Ce qui s’explique par le manque de voie d’accès latérale, l’absence d’aire de parking et sa longueur : 3.211 mètres contre 3.638 pour la 25R.
Selon André du Bus, l’utilisation de cette piste permettrait une diminution maximale du survol des zones d’habitation de la capitale. "Cela créerait un virage à gauche beaucoup plus tôt, avant que les avions atteignent l’agglomération. Ce qui n’est pas possible sur la 25R car les avions couperaient la zone de sécurité de la 25L prévue pour les avions qui doivent redémarrer sans se poser à la suite d’un atterrissage raté. Enfin, le fait d’avoir trois virages à gauche permettrait de mieux ventiler les nuisances."
Concrètement , cela implique de rallonger la piste de 300 mètres à 1 kilomètre vers l’est où se trouve pour l’instant une zone agricole et de construire des voies latérales ainsi qu’une aire de parking. "Il faudrait également prévoir un pont viaduc au-dessus de la route Malines-Waterloo", précise André du Bus qui estime que l’investissement en vaudrait largement la peine.
Sans prétendre disposer de tous les aspects techniques, l’Humaniste espère que cette voie sera sérieusement explorée. "Le sénat pourrait s’approprier ce débat car il est composé des élus des trois Régions. On pourrait travailler ensemble sur ce dossier transrégional qui a de multiples implications : communautaires, santé, économie…"
Site de la DH en ligne (Pa. D. Publié le dimanche 06 avril 2014 à 22h12 - Mis à jour le lundi 07 avril 2014 à 07h57 )