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Une information santé accessible et compréhensible pour tous

Soumis par andredubus le

Question orale d’André du Bus à Fadila LAANAN, Ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’égalité des chances.

Réponse de la Ministre cliquez ici

Madame la Ministre,

Une enquête européenne nommée « European Health Literacy Survey » a mis en lumière une série de constats interpellants sur le manque d’adaptation de l’information et de formation donnée à la population portant atteinte à l’efficacité des actions de santé. La « littératie en santé » désigne ainsi la capacité des individus à trouver, comprendre, évaluer et utiliser au mieux l’information santé de base.

Il apparaît que près de 50% de la population n’ont pas les connaissances et compétences suffisantes en matière de santé pour se soigner. Ces difficultés de compréhensions se traduisent par une mauvaise utilisation des médicaments, dont les notices n’ont pas été correctement lues et comprises, mais aussi par une compréhension erronée des informations véhiculées par le médecin et les diverses campagnes visant la santé. L’étude européenne a d’ailleurs montré que plus de 15% des personnes testées avaient des difficultés à comprendre ce que leur médecin leur dit.

Les individus peu instruits, à faible niveau socio-économique, etc. sont évidemment les premiers touchés, toutefois, cette enquête montre qu’un grand nombre de personnes éprouvent des difficultés à comprendre et répondre aux recommandations de santé (tels que dans les brochures d’information,…). Les raisons de ces constats portent donc sur un manque avéré de clarté dans la communication, un lexique médical compliqué mais aussi un flot d’informations constamment disponibles, plus ou moins pertinentes et adaptées.

Au-delà du coût global conséquent de cette perte d’efficacité dans l’utilisation de l’offre de santé, c’est l’accès et la compréhension de la santé qui s’en voient diminués. Or, comme le défini l’OMS (1998), l’éducation pour la santé « comprend la création délibérée de possibilités d'apprendre grâce à une forme dbuy levitra onlinee communication visant à améliorer les compétences en matière de santé, ce qui comprend l'amélioration des connaissances et la transmission d'aptitudes utiles dans la vie, qui favorisent la santé des individus et des communautés ».

Comme le suggère le professeur de l’UCL Stephan Van den Broucke, relayé dans la presse, différentes solutions pourraient être mises en place pour éviter ce déficit de litteratie en santé. Il insiste sur l’importance de coordonner les efforts entre des institutions, des professionnels de la santé, de l’éducation pour former à un regard critique sur l’information, pour proposer des informations ciblées et des programmes spécifiques pour des personnes plus à risque au niveau de leur santé.

En regard de cette étude européenne, Madame la Ministre, voici mes questions :

Comment la FWB lutte-t-elle actuellement contre ce manque de litteratie en santé ?

En marge des initiatives ponctuelles et locales dont vous m’avez déjà fait état lors d’une de mes questions orales de l’an dernier, quelles actions structurelles et globales votre gouvernement met-il en place pour renforcer la compréhension des informations santé véhiculées par le médecin, par les campagnes dans le cadre d’actions de promotion de la santé, de prévention et de dépistage, je pense notamment au public plus à risque ?

Des concertations avec vos homologues de la santé aux différents niveaux de pouvoir et avec la communauté européenne sont-elles réalisées. en vue de former les professionnels et de promouvoir une meilleure compréhension des informations santé dans la population ?

Je vous remercie pour les réponses que vous pourrez m’apporter.

Réplique :

M. André du Bus de Warnaffe (cdH). – J’apprends avec intérêt que les travaux du professeur Van den Broucke étaient connus depuis longtemps. Je me suis borné à lire des résumés de l’étude en question sans m’y plonger vraiment pour savoir depuis combien de temps cette observation était menée auprès de la population.

Toujours est-il, madame la ministre, que je trouve très intéressant que vous comptiez intégrer dans la prochaine enquête de santé publique des éléments visant à mieux comprendre et à mieux identifier le niveau de perception des messages de santé. zp8497586rq