Aller au contenu principal

Utilisation de la chicha et sensibilisation des jeunes consommateurs

Soumis par andredubus le

Question à la Ministre Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l'Audiovisuel, de la Santé et de l'Égalité des chances

Madame la Ministre,

Les vacances battent leur plein pour de nombreux jeunes. C’est un moment propice aux réjouissances bien légitimes mais aussi à une hausse de la consommation de tabac sous toutes ses formes. La chicha est devenue ces dernières années un véritable phénomène de mode. Elle présente une image saine qui laisse penser que son usage n'est pas toxique, il n'en est rien ! Le service « Prévention tabac » du Fares a récemment édité une brochure d'information, visant à aborder cette problématique de façon éclairée avec les jeunes consommateurs.

Des données françaises montrent que le nombre de jeunes consommant la chicha est en augmentation pour la tranche d'âge des 13-16 ans (presque 70 % des 16 ans ont répondu avoir expérimenté la chicha). En Fédération Wallonie-Bruxelles, une enquête de 2009 auprès de 1 049 élèves âgés de 17 à 18 ans montre que 54 % ont déjà fumé la chicha, 50 % des cigarettes, 30 % du cannabis, 27 % du tabac à rouler et 22 % le cigare. L'enquête ne dit pas s'ils ont réitéré l’expérience du cigare ! La consommation de la chicha semble toucher tous les milieux culturels. D'après l'enquête française susmentionnée, la chicha serait fumée principalement l'après-midi et le soir et; dans 84,4 % des cas, le week-end plutôt que la semaine et plutôt dans la sphère privée.

Ce qui m'interpelle aujourd'hui, c'est le déficit d'information sur la chicha, à tel point que certains jeunes pensent que la chicha est moins nocive que la cigarette et n'entraîne pas de dépendance. J’ai eu l’ogeneric viagra online pharmacyccasion de rencontrer des amis de mes enfants. J’ai pu constater que la chicha rassemble et que les jeunes tiennent un discours très apaisant à l’égard des parents ! Sous quel angle aborder cette thématique avec les jeunes ? C'est la question que pose FIMS Information dans son numéro du 30 juin 2011, en sériant un panel d'actions possibles (accent sur la personne et le contexte ; attitude d'écoute qui contribue à la création d'un lien de confiance ; favoriser l'autonomie ; aider l'adolescent à fixer ses propres objectifs, etc.)

Comment les initiatives de prévention en Fédération Wallonie-Bruxelles intègrent-elles la problématique de la consommation de la chicha ? Peut-on mesurer concrètement les effets de la prétendue moindre nocivité de la chicha sur les habitudes de consommation des jeunes ? Quels enseignements en tirer ? Ne conviendrait-il pas de se saisir du problème ? Le cas échéant, de quelle manière ?

M. André du Bus de Warnaffe (cdH). – Je vous remercie, madame la ministre, pour votre réponse et les explications très fouillées sur les risques de la chicha ainsi que sur l'état actuel de l'information à ce sujet. La chicha fait l'objet d'une forte croyance, selon laquelle sa consommation est anodine et relève uniquement du plaisir. Le principal objectif est d'éliminer cette rumeur, qui nie les risques liés à sa consommation.

Par ailleurs, madame la ministre, je vous rejoins sur la nécessité de valoriser l'approche de la promotion de la santé qui vise à responsabiliser et à conscientiser les jeunes. Il faut aussi viser le public des adultes, qui croient que la chicha est inoffensive. Je souhaiterais qu'on réfléchisse à l’avenir sur cet autre volet de la prévention. zp8497586rq