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Vote de la résolution relative au développement d’une politique cinématographique bruxelloise

Soumis par andredubus le

Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs les ministres,
Chers collègues,

Nous avons trois raisons de nous réjouir au sujet de cette résolution. La première concerne l’objet de cette résolution, la seconde concerne son évolution voire son développement et la troisième son aboutissement.

En votant cette résolution, notre Région fait incontestablement un pas en avant à la fois dans le soutien de l’industrie cinématographique qui concerne directement cinq cent entreprises, dans la reconnaissance du potentiel attractif de Bruxelles comme vivier de décors originaux et surtout dans la valorisation de l’image de Bruxelles à travers l’imaginaire collectif. C’est notre collègue Clerfayt qui insistait lors de l’exposé de sa résolution sur le fait que Bruxelles méritait un vaste débat à ce propos tant le retard était grand à rattraper. Ce débat a eu lieu et a été enrichi par l’apport de nombreuses auditions qui ont démontré l’urgence d’une démarche volontariste.

L’évolution de la résolution conduite aujourd’hui par notre collègue Jean-Luc Van Raes est multiple : elle s’inspire d’une série d’interventions déposées sous la précédente législature, elle intègre la résolution initiale de notre collègue Clerfayt et, depuis 2006, elle a dû intégrer les aspects institutionnels bruxellois tenant compte de l’initiative prise entre temps par le Collège de la Cocof et la Ville de Bruxelles qui a abouti à la création de « Bruxelles Tournage », un service dont l’objectif est de répondre à des demandes très concrètes de producteurs. La résolution a enfin dû s’accorder de la volonté du gouvernement qui s’est récemment engagé dans le financement d’un million d’euros au fonds Wallimage Coproduction. Ce choix était motivé par un souci d’économie d’échelle et par le souci d’offrir rapidement une réponse opérationnelle au secteur. Cette allocation était également assortie de conditions d’éligibilité proportionnelle de productions bruxelloises.

Pour les parlementaires il convenait de comprendre que le caractère économique du choix du gouvernement prenait largement le pas sur une potentielle lecture communautaire. Et donc le moins que l’on puisse dire c’est que le sujet a suscité une foison d’initiatives. Dans ce contexte la difficulté était d’atterrir.

C’est à la lecture de cette évolution que je voudrais saluer la ténacité de notre collègue Van Raes qui a réussi à faire l’unanimité autour d’un texte commun.

Et le contenu de ce texte ouvre la porte à de réelles perspectives : D’abord la création d’un fonds bruxellois permettra de placer Bruxelles comme acteur pivot avec l’ensemble du secteur non seulement bruxellois mais aussi wallon et flamand. Ensuite le fait d’aboutir à un interlocuteur unique, c’est le deuxième point de la résolution, sera de nature à simplifier les procédures à l’égard de toutes les organes bruxellois et j’insiste ici sur le rôle potentiel des communes. Enfin la création d’un studio d’enregistrement permettra, le cas échéant, de donner du corps à l’image cinématographique d’une région où foisonnent tant de compétences dans ce secteur.

Chers collègues, nous votons cette résolution à quelques encablures de l’échéance électorale. Je tiens à souligner l’intérêt de cette période actuelle qui permettra aux prochains négociateurs de la future majorité de ne pas faire preuve d’amnésie lorsqu’il s’agira de coucher noir sur blanc un accord sur le sujet et de s’engager dans la mise en oeuvre de l’actuelle résolution.

Que les choses soient claires, le cdH entend bien que dans les six mois qui viennent des engagements sérieux et crédibles se concrétisent en faveur du secteur cinématographique, pour le plus grand bien de Bruxelles et de tous les Bruxellois.

André du Bus