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Colloque sur la lutte contre la pauvreté (15/10/12)

Soumis par andredubus le

Accueil pour le Colloque sur la lutte contre la pauvreté (15/10/12)

Comme chaque année, le Sénat organise un colloque à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère.

Comme chaque année, il nous paraît utile, malheureusement, de remettre cette thématique au centre de nos préoccupations.

D’une part, la lutte contre la pauvreté reste primordiale car, malgré l’adoption du 1er Programme national de Réforme et notamment l’engagement de la Belgique de sortir au moins 380.000 personnes de la pauvreté d’ici 2020, la situation reste inquiétante.

Selon l’annuaire fédéral sur la pauvreté, 14,6% de la population belge vit sous le seuil de pauvreté. Ce pourcentage est encore plus élevé parmi les jeunes (18,5%) et les aînés (19,4%). De plus, le fait d’avoir un emploi ne constitue désormais plus une garantie contre la pauvreté. Et, à propos des jeunes, j'évoque ce dernier chiffre issu du rapport mondial de l'Unesco et qui sera publié aujourd'hui concernant l'abandon scolaire : en Belgique un jeune sur huit ne termine pas ses études secondaires. Et près de 19 % des moins de 25 ans sont au chômage. A Bruxelles la situation est beaucoup plus inquiétante puisque cette réalité touche un jeune sur trois.

D’autre part, il est utile de parler de ce sujet au Sénat où siègent notamment des sénateurs de Communautés issus des parlements régionaux. La lutte contre la pauvreté a la particularité d’être transversale, il est dès lors essentiel d’impliquer toutes les compétences et tous les niveaux de pouvoir.

Et, heureusement, ceux-ci ne restent pas passifs.

A titre d’illustration, nous pouvons saluer la présentation le 14 septembre 2012 du nouveau Plan fédéral de lutte contre la pauvreté. Il s’agit d’un instrument important qui intervient dans divers domaines politiques comme la santé ou le logement.

Nous pouvons également saluer, quelques jours après les élections communales, le rôle des CPAS. Ceux-ci exécutent un travail considérable par leur fonction préventive, leur politique d’insertion sociale et par l’octroi du revenu d’intégration. Le nombre de bénéficiaires a en effet augmenté de 13,7% entre 2008 et 2011. Augmentation inquiétante et qui semble ne pas connaître de répit.

Enfin, le Gouvernement a prévu d’élaborer un plan de lutte contre la pauvreté infantile. Pour moi, ce plan doit constituer un objectif prioritaire avant la fin de la législature. La Belgique doit se doter d’un plan pour fixer des engagements et établir un processus solide basé sur une approche multidimensionnelle en vue de réduire de la pauvreté infantile.

Les enfants sont l’avenir de notre société et nous devons briser le cercle vicieux de la reproduction de la pauvreté. C’est pourquoi je me réjouis particulièrement de l’intervention de l’UNICEF présentée par Gaëlle Buysschaert et Chris de Neubourg.

L'année dernière le Sénat avait adopté trois textes en commission portant respectivement sur l'accessibilité aux technologies de l'information et de la communication, sur la lutte contre la pauvreté infantile, et une proposition de résolution, plus générale, relative à la lutte contre la pauvreté.

J’espère que le colloque d’aujourd’hui nous permettra d’alimenter encore notre réflexion et de dégager de nouvelles pistes de solution pour l’avenir.

André du Bus

Commentaires

adam (non vérifié)

Madame, Monsieur,

c’est la journée de lutte contre la pauvreté. La pauvreté pourquoi?
On accuse à juste titre la crise, les banques etc…. mais mon témoignage indique que les causes sont parfois plus administratives aussi. Pourtant la Belgique fait figure de bonne élève en matière de lutte contre la pauvreté. Alors tout le monde ferme les yeux sur les "détails" des abbérations legislatives. Quand la pauvreté guette chaque mouvements de votre quotidien, ce sont les petits détails qui font la différence.

je suis épuisée de me battre depuis 1 an avec des administrations ou aucune humanité n’est présente.

Je ne sais plus ou m’adresser, ni comment faire pour être entendue.

Je ne sais plus ou trouver le courage et l’espoir de m’en sortir.

Je vous explique ma situation et vous apporte mon témoignage pour aider à changer des lois discriminatoires par manque de clarté et d’ajustement.

Depuis le 01 novembre 2011 je suis mise à la pension pour incapacité physique.

le 27 novembre 2011 je quittais avec mon fils âgé de 11 ans actuellement mon mari suite à des problèmes de harcèlement suite à sa dépression entre autre. J’ai demandé une séparation de fait devant le Juge de paix au bout de 20 ans de mariage.

Le ministère me versait 900 euros net par mois ( salaire de mise en disponibilité) en attendant le calcul de ma pension.

A partir de février la pension s’élevait à 706 euros net parce que bien que vivant seule attesté par le registre national, le ministère ne reconnaît pas la séparation de fait et prends en compte le salaire de mon mari.

Dès le 02 février je me suis adressée en larmes au cpas pour être aidée ( je n’avais pas le choix avec un enfant). le cpas m’a octroyé un complément de 363 euros.

Pour bénéficier du « statut isolé » j’ai entamé la procédure de divorce pour que le ministère reconnaisse la séparation. Le divorce a été prononcé en septembre 2012. et je devrais bénéficier de 1261 euros brut.

Outre des problèmes avec electrabel qui m’avait « oublié », malgrés mes demandes de

factures que j’ai reçu en 1 fois (l’équivalent d’un an de consommation), que je paie par mois en plus de la provision mensuelle.

Je devais obtenir le tarif social, ce devait être automatique parait-il. Ce n’est que parce qu’une amie m’en a parlé que j’ai su que rien n’avait été fait. Je paie donc depuis 1 an le tarif plein.

La téléredevance s’acharne à me réclamer 250 euros pour l’année 2012 et début 2013.

Il refuse de prendre en considération le RIS et le BIM parce que je ne l’avais pas au 01 janvier 2012. par contre je serai toujours BMI au premier janvier 2013 mais il me réclame déjà 2013…..

j’ai beau leur expliquer que avant j’avais moins que le RIS ( j’ai du rembourser les 900 euros X 3 mois) ce qui revient à dire que avant le 01 janvier j’avais moins que le RIS.

Si je n’ai pas le BMI au premier janvier c’est parce que le ministère aura pris 7 mois pour transmettre à la mutuelle mes coordonées.

Sans compter que c’est toujours grâce à des amis que j’ai été renseignée que je pouvais demander le colis alimentaire et une aide au chauffage. le cpas ne m’avait rien dit non plus à ce sujet.

Je suis donc épuisée de me battre pour garder la tête hors de l’eau et que ce sont les administrations elles-même qui me noie.

Je n’ai pas fait de crédit à la consommation, j’ ai juste mon prêt hypothécaire que je paie seule. je ne suis pas surendettée. j’ai le sentiment d’être oubliée, je ne fais pas partie des statistiques habituelles, je ne suis devenue pauvre que parce que l’Etat et ses administrations ne voient qu’un dossier sur un bureau. Que je subi les conséquences d’une administrations qui qualifie les citoyens de « fraudeur ». ( terme découvert dans les compte rendu du médiateur du SdPSP sur internet).

j’ai le sentiment d’une injustice. si je tiens c’est parce que j’ai un petit garçon de 11 ans. Il est en 6ème primaire, l’année prochaine il commencera ses humanités, je veux qu’il ai une chance. Je ne veux pas que sa vie remplisse les statistiques sur le décrochage scolaire des enfants socialement défavorisé.

Comment lui expliquer que j’ai vendu ses anciens jouets à la bourse au jouets non pas pour en acheter d’autres mais pour que je puisse le nourrir correctement. Comment lui expliquer que la pauvreté au quotidien c’est devoir s'en cacher et parfois mentir pour éviter l’exclusion par ses pairs.

Comment vivre avec l’angoisse du lendemain pour le présent et pour son avenir

Je vous en prie de prendre en considération ma lettre.

merci et recevez, Madame, Monsieur, mes sentiments les meilleurs.

jeu, 29 Nov 2012 - 12:34 Permalien