De retour, ce mardi 8 octobre, de Stepanakert, capitale du Nagorno Karabakh, je découvre avec intérêt l'article que la Libre Belgique consacre aujoud'hui à cette région, à la veille du scrutin électoral en Azerbaijan (page 18 et 19 de La Libre Belgique du 9 octobre 2013).
Face aux revendications d'indépendance du Nagorno Karabakh, fondées sur le principe international d'autodétermination des peuples, l'Azerbaijan réclame la restitution de ses territoires, revendication fondée sur l'autre principe international d'intégrité territoriale. Cette situation entretient un état de tension qui dure depuis vingt ans, après la victoire des Arméniens du Nagorno Karabakh sur les Azéris. On parle d'un « conflit gelé ».
Aujourd'hui la menace d'une reprise du conflit est réelle. Elle est alimentée par le puissant réarmement de l'Azerbaijan qui souhaite récupérer l'ensemble de ce territoire qui lui avait été attribué au XXème siècle en tant que République Socialiste Soviétique, territoire sur lesquels vivait, depuis des siècles, une population principalement arménienne.
C'est dans ce contexte que le parlement du Nagorno Karabakh accueillait une conférence internationale à laquelle mon collègue parlementaire Jean-Claude Defossé et moi-même avons participé en tant qu'observateurs.
Les enjeux de la situation sont énormes, pour la région évidemment, mais également pour l'Europe: à la fois énergétiques (l'Azerbaijan est devenu en quelques années un fournisseur majeur de gaz et de pétrole), politiques, économiques, sécuritaires, militaires, environnementaux et religieux.
Vous trouverez en cliquant ici la déclaration que nous avons prononcée en clôture de cette conférence.
J'ai informé, de vive voix et par courrier, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, de l'ensemble de ces éléments.
André du Bus
Commentaires
Vous vous êtes illégalement rendus au Haut-Karabakh
http://www.lalibre.be/debats/opinions/vous-vous-etes-illegalement-rendu…