Plus le temps passe, plus la situation est grave, moins il est autorisé à un homme de se présenter comme le sauveur du pays.
N'a-t-on pas touché les limites d'un système, d'une procédure, d'une méthode, d'une logique ?
Celle qui consiste à désigner à chaque fois Un informateur, Un... négociateur, Un conciliateur, Un explorateur, Un formateur...
Car, depuis un an et à chaque fois, le royal élu, lors de la publication de ses travaux, s'est retrouvé seul dans l'arène, soit aux prises avec les tirs des snippers médiatiques embusqués, soit devant affronter les retours de manivelles de collègues qui avaient joué d'une sincérité à géométrie variable, soit encore un peu des deux.
N'est-il pas temps d'arrêter une logique qui focalise toutes les responsabilités sur un homme?
N'est-il pas opportun de sortir d'un cadre qui, auto get divorcejourd'hui, génère ses propres impasses.
Car au fur et à mesure que la crise s'amplifie, que le désarroi monte, que l'inconnue gonfle, celui qui pourrait apparaître comme le sauveur n'occupe-t-il pas une position à ce point bénéfique sur le plan médiatique – donc électoral – qu'il ne peut qu'être ratiboisé par l'un ou l'autre de ses collègues-concurrents, de façon directe ou indirecte?
N'est-il donc pas temps de changer de formule et de privilégier une autre approche, de mettre en avant une logique collective qui place une série de partenaires potentiels autour d'une table.
Pour faire le point, décider de ce qui les unit encore et de ce qui les rassemble dans une perspective de développement responsable.
Les documents de base ne manquent pas: pourquoi ne pas reprendre les différentes notes déjà mises sur la table et de partir du ppcd, le plus petit commun dénominateur.
Et de progressivement reconstruire les contours d'un projet rassembleur et qui respecte les ambitions de chaque communauté.
Mais surtout de ne pas désigner un responsable.
Que ce dernier plutôt soit désigné par ses pairs, à la fin du travail, comme porte-parole...Non?
André du Bus
Sénateur, citoyen. zp8497586rq
Commentaires
Merci André pour cette tentative d'amener du neuf dans une situation désespérante et qui tourne plus au "non sense" qu'au surréalisme...
Cela me fait penser à ce terme de SOCIOCRATIE qu'une amie FB m'a fait découvrir, je n'ai pas creusé mais c'est attrayant http://fr.wikipedia.org/wiki/Sociocratie
peut-être faudra il une révolution copernicienne pour repenser et reconstruire un "art de vivre ensemble" ..
Mais en ce jour de St Benoît je suis touchée par la sagesse et pertinence de ses conseils pour le "gouvernement" d'un monastère.. un texte jeune de 1500 ans....
A demain
Stéphanie
André, je suis d'accord avec toi. On n'a jamais tant parlé de responsabilité et d'en voir de moins en moins qui les prennent. J'aime beaucoup la peinture de Magritte, tableau de notre Belgique, mais là on tourne au Turner déchainé dans la tempete et pour quoi, des objectifs purement personnels et indivduels. Jules César doit se retourner dans sa tombe, lui qui parlait latin et pas germain ...
je reformule:un groupe (cercle)de partenaire potentiels qui parte du ppcd des docu de base et qui rassemblent leur pt de vue en un projet de gouvernement, ensemble et personne ne tire á soi la couverture électorale...
oui ... la societé anonyme plutot que l'indépendant entepreneur...
la sociocratie serait mieux car le lien entre les socius est plus large que celui de l'argent...en droit romain...je pense...
Merci André de nous faire rêver par cette alternative mais comme dans tout rêve quand on se réveille on se trouve face à la réalité de deux peuples qui ne se comprennent pas et ne peuvent dialoguer entre autre parce qu'ils ne parlent pas la même langue au propre et au figuré et donc ne peuvent se comprendre. Il est grand temps, s'il n'est pas trop tard que l'enseignement s'y attèle, le bilinguisme est le gage indispensable pour faciliter le dialogue, le respect des autres et la cohabitation au sein d'un même pays.
En l'absence de tout pilote dans l'avion , les associations commencent à se débrouiller toutes seules,mais cela ne peut durer! Je suis surprise du désintérêt aussi total que passionné des Flamands comme des Wallons pour les vraies questions de l'heure.Quos vult perdere Jupiter dementat.Jupiter rend fous ceux qu'ils veut perdre. L'indépendance de la Flandre, c'est un slogan faux et hypocrite, sans réelle chance de survie. Mais cela sonne bien!
Refléchissons donc un peu, avons-nous perdu tout bon sens ? Pourquoi casser ce petit pays qui était si brave ?